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La
Lys entre en ville à l’ouest, par un
parcours souterrain de 50 mètres, qui s’ouvre
par une entrée fortifiée. La voûte
est en brique. Son aspect actuel résulte
de plusieurs séries de travaux qui l’ont
transformée au cours des siècles.
Au
début du XVIIe siècle, l’entrée
de la Lys était protégée
par deux grosses et hautes tours qui faisaient
partie du mur d’enceinte de la ville et
dont les pieds baignaient dans le fossé extérieur. Au
XVIIe siècle, Philippe II d’Espagne
fit raser ces tours à leur mi-hauteur,
donna au mur d’enceinte 5 m d’épaisseur
et construisit, pour protéger l’entrée
de la rivière, un bastion moderne.
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Vauban perfectionne
le système d’inondation, encadre la Lys et
le Servoir par des batardeaux surmontés de « dames ».
On peut encore voir la « dame double» construite
sur les deux cours d’eau, à l’ouest
de la route départementale.
En 1850,
la voûte d’entrée s’étant
effondrée, le génie militaire chargé de
la réparation, renonça à refaire
la grande arche arrondie, combla en partie la chambre
haute au centre de l’édifice, en l’appuyant
sur un massif de brique reposant sur un « radier » au
milieu de la rivière avec deux arches à « ogives
versées ». Les deux courants d’eau
se rejoignent sous la voûte.
En 1893,
le bastion est démoli. Subsistent seulement la
porte de la Lys et la poudrière construite au XVIIIe
siècle, reconnaissable à ses gros contreforts
et son mur protecteur. La porte
de Beaulieu et le bastion de Thiennes sont les seuls vestiges
des fortifications de la ville.

La Lys canalisée et la dame de fortification
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La poudrière
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Source : Office
de Tourisme d'Aire-sur-la-Lys