| Le
Beffroi et l'Hôtel de Ville |
| L’hôtel
de ville et le beffroi ont été classés
monuments historiques en 1947. |
| Le
Beffroi |
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La
construction des premiers beffrois correspond à l’émergence
du mouvement communal qui se développe
au XIe siècle. L’essor économique
et démographique donne naissance à des
bourgs commerciaux où les marchands
s’organisent en association.
La
commune administrée par des échevins
se matérialise d’abord par un
sceau ou un droit de cloche, mais rapidement
elle souhaite posséder sa propre tour, à même
de rivaliser avec les donjons et clochers.
Le
beffroi remplit alors de multiples fonctions.
Il sert de tour de guet. Sentinelle de la
cité, le
guetteur, avec son cornet, donne l’alerte
pour les incendies et avertit les habitants
de l’approche d’une armée
ennemie. La cloche, la « bancloque »,
sonne les heures.
C’est
dans le beffroi que se réunissent
les échevins. Il sert aussi de prison
et dans une chambre close, les chartes, le
sceau et le trésor sont conservés
dans des coffres.
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L'Historique
1179 : construction
du premier « cloquier » (ancêtre
du beffroi)
1355
: construction d’une halle et d’un
second « cloquier » en bois pour
surveiller la ville. Le gouverneur d’Artois
donne l’autorisation d’y pendre
une bancloque pour régler le travail
des ouvriers. Les chartes, sceaux et autres
trésors de la ville sont conservés
en son sein.
1372
et 1405 : des incendies ravagent la ville
et détruisent le beffroi.
1447
: reconstruction du beffroi en pierres et
en briques, il sera doté d’une
deuxième cloche « Le Vigneron » qui
sonnait l’heure de fermeture des cabarets.
1625
et 1705 : travaux de réhabilitation
du beffroi.
1708
: le beffroi s’écroule de vétusté.
1710
: la ville est assiégée et
en grande partie détruite, du fait
de la guerre de succession d’Espagne.
1713
: Aire est rendue au royaume de France par
le traité d’Utrecht.
1715
: l’autorisation est accordée
par Louis XIV de reconstruire un nouveau
beffroi.
1716
: la reconstruction de l’actuel beffroi
commence sur des plans de l’architecte
du roi Jacques Héroguel.
1724
: fin de la construction du beffroi pour
un coût de 97 000 livres.
1872
: petit incendie dans le beffroi causé par
la foudre. Il sera restauré à l’identique.
1914
: incendie du beffroi. Seuls le campanile
et les éléments intérieurs
en bois sont consumés. L’horlogerie,
le carillon et les deux grosses cloches se
sont écroulées sur la voûte
de la salle du loup située au 1er étage.
C’est à partir de cette date
qu’il fut mis fin aux fonctions de
guetteur qui jusqu’alors surveillait
la ville du haut de sa tour..
1923
: restauration à l’identique
selon les plans du béthunois Jacques
Alleman, financée par la ville d’Aire
car le beffroi n’est pas encore classé.
1947
: le beffroi est classé Monument Historique.
2005
: classement au patrimoine mondial de l’humanité par
l’Unesco.

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| Les
caractéristiques |
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La
tour d’Aire-sur-la-Lys est un beffroi d’Hôtel
de Ville. Il est de style baroque et carré,
il a été construit en même
temps que l’Hôtel de Ville auquel
il est accolé et avec lequel il communique.
Le
beffroi s’élève à 30
toises, d’après les plans de l’architecte
Héroguel, soit environ 58 mètres.
Il repose sur quatre gros piliers, de briques
et de pierres de 2 mètres d’épaisseur.
Le
beffroi comporte 7 étages :
-
Le 1er niveau forme ce que l’on appelle
la salle du Loup. On y accède directement
par l’arrière de l’Hôtel
de Ville. Une grande partie des archives de
la ville y furent entreposées.
-
Au 2e niveau, un passage dans l’épaisseur
du mur ouest permet d’accéder
aux combles de l’Hôtel de Ville.
-
Au 3e niveau on trouve le tambour de ritournelles
du carillon.
-
Au 4e niveau deux grosses cloches neuves ont
remplacé en 1925 et 1926 la Bancloque
et le Vigneron.
-
Au 5e niveau se trouve le râtelier des
quatorze cloches du carillon. Le poids total
du carillon est de 2 500 kg, la plus imposante
cloche pèse 260 kg, la plus petite 26
kg.
-
Au 6e niveau se trouvaient auparavant les quatre
bras de fer qui commandent les aiguilles dorées
des cadrans de l’horloge.
Au
7e niveau, on accède à l’intérieur
du campanile, vaste pièce octogonale, éclairée
de 8 grandes fenêtres. Pour y arriver
il a fallu grimper 236 marches ! |
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| L'Hôtel
de Ville |
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Après
le retour d’Aire au royaume de France en
1713, le Magistrat obtint du roi Louis XIV, en
reconnaissance des souffrances de la ville pendant
le siège de 1710 et sous l’occupation
hollandaise, l’autorisation de construire
un nouvel hôtel de ville plus prestigieux
que l’édifice d’alors, jugé trop
modeste.
Le
projet fut confié à Héroguel,
architecte du roi à Arras et les travaux
furent adjugés à Pierre Descamps.
Commencés
le 11 mai 1716, ils étaient achevés à la
fin de l’année 1721.
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| Ornementation
extérieure |
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Le
majestueux édifice que nous voyons aujourd’hui
n’a supporté aucune modification
extérieure depuis sa construction.
La
façade est percée de 2 portes
centrales, l’une donne accès à la
galerie des Hallettes, la 2e à un escalier
monumental. Entre ces 2 portes, avait été apposée
une plaque de marbre avec une inscription latine
rappelant les noms de ceux qui avaient présidé à l’érection
du monument. Cette plaque a disparu.
Le
second niveau est percé de 11 ouvertures
- 3 au centre, 4 sur chaque aile ; la fenêtre
centrale s’ouvrant sur un balcon supporté par
un cul de lampe. |
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Parfaitement
ordonnancée par 10 pilastres dont 2
doubles encadrant les travées centrales,
la façade de l’hôtel de
ville est couronnée d’une balustrade
chargée de remarquables sculptures et
trophées.
Le
fronton qui émerge de la partie centrale,
est d’une hauteur presque égale
au corps de bâtiment. La force et la
justice, distribuées de part et d’autre,
le calent visuellement, et en son centre,
les armes de la ville ont maintenant remplacé le
buste et les armes de Louis XV initialement
installés.
Dans
la partie haute, une tête figure Apollon, dieu du soleil,
emblème de Louis XIV. |
Le
beffroi a été reconstruit sur l’arrière
de l’hôtel de ville. Il est légèrement
décalé pour se trouver dans l’axe
de la rue des Hallettes. Sa hauteur est de 45 mètres.
Une horloge à 4 cadrans et un carillon ont été installés
en 1724. Le 1er étage du beffroi forme ce
que l’on appelle la « Salle du Loup ».
On y accède par l’arrière de
l’hôtel de ville. Le terme de loup remonte à l’époque
où le sceau de la ville représentait
un loup courant.
Incendiée
le 9 mars 1914, la partie supérieure du beffroi
s’est finalement effondrée. Elle sera
relevée une dizaine d’années
plus tard. La balustrade en pierre et les 4 pots à feu
qui couronnaient le beffroi, ont été déposés,
pour cause de ruine, et remplacés en 1980
par un mur de ciment « provisoire ».
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| Aménagement
intérieur |
Jusqu’en
1830, le rez-de-chaussée était occupé par
des boutiques, et jusqu’en 1851, l’aile
droite abritait l’auberge de la Conciergerie.
La maison commune ne disposait que du 1er étage
de l’aile gauche. C’est en 1891 que la
bibliothèque municipale fut installée
au rez-de-chaussée de l’aile gauche.
Le 1er étage a conservé son aménagement
initial avec la grande salle, la « Halle » devenue
salle des fêtes. La chapelle fut convertie
en bureau et le greffe de la ville en salle des mariages.
Les salles d’audience et la chambre secrète
seront utilisées à des fins diverses.
La
salle des Mariages
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• La
grande cheminée de marbre garnie de
petits carreaux de faïence du début
du XXe siècle
• Les
4 statues des vertus cardinales qui proviennent
de la Collégiale Saint- Pierre. Travail
du 17e siècle. Acquises en 1792.
• 2
tableaux représentant J. de Caverel et
son épouse
• 1 tableau représentant les troupes espagnoles devant Aire en 1641.
• La
bannière de l’Echo des Bardes, don
de Jules Hunebelle en 1870.
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Source
: Office de Tourisme d'Aire-sur-la-Lys
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