| La
Galerie du Bailliage |
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de Tourisme - Grand Place, 62120 Aire sur la lys, tél
: 03 21 39 65 66 - tourisme.airelys@wanadoo.fr |
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Programmation
2012 |
Du
jeudi 8 mars au dimanche 6 mai :
John Christoforou,
le combattant inspiré
vernissage le mercredi 7 mars à 19h
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Quand
il vous accueille à l’entrée de
son atelier de Kremlin-bicêtre, John Christoforou
semble sorti d’une grotte, d’une caverne,
d’un antre mystérieux. Né à Londres
de parents originaires de Smyrne, installé à Paris
au milieu des années cinquante, John Christoforou
n’a jamais cessé de lutter contre une
société anti-humaine. C’est un
peintre combattant. Un homme hérissé que
navrent la violence, l’hypocrisie, la robotisation.
La profondeur des noirs, l’intensité des
rouges, la façon de brosser la surface, le
mouvement des formes : le repos n’est pas permis.
Mais à l’agitation
fiévreuse de la conscience se joint la magnifique
maîtrise de la composition. De grandes expositions
(Paris, Copenhague, Rouen, Villeneuve-d’Ascq,
Stockholm, Dresde, Athènes, Reims…) ont
célébré sa créativité,
mais l’ampleur et la constance de son inspiration
restent à découvrir. Anges, soldats,
prophètes, masques, martyrs, rescapés… Rien
de trafiqué, rien d’étriqué.
Une bonté dure, implacable. Une vérité de
cendres et de sang. Une émotion sans sentimentalisme.
A certains on colle l’étiquette de « grands
maîtres ». De John Christoforou il faut
reconnaître que c’est un merveilleux et
précieux agitateur. Une âme tendre devenue
tranchante comme une lame. |
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Du
vendredi 11 mai au dimanche 22 juillet :
Nicolas Liguori
vernissage le jeudi 10 mai à 19h
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Nous
vous proposons dans cette exposition un panorama de
son travail
de réalisateur et d’auteur graphique dans
le film d’animation à travers
des recherches graphiques, des esquisses, des dessins
d’animation,
des storyboards.
Nicolas
Liguori après l’obtention
du Diplôme des Métiers
d’Arts du Cinéma d’Animation à l’ESAAT
de Roubaix a travaillé comme assistant animateur
sur le film La prophétie des grenouilles au studio
Folimage à Valence.
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Depuis
2003, il collabore au sein de l’équipe
des Films du Nord à la fabrication de courts-métrages
Signes de Vie, Chahut, Irinka et Sandrinka et L’Evasion,
ainsi qu’au projet de long-métrage Le Vilain
Petit Chartreux. C’est
principalement au travers des dessins et recherches présentées
dans cette exposition des films Mémoire Fossile,
Marottes, La Svedese et L’histoire du petit Paolo
que vous aurez un aperçu de son oeuvre tendre et élégante
où la force, l’intensité des
sentiments et des impressions prennent corps et âmes.
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Du
jeudi 26 juillet au dimanche 30 septembre :
Serge
Contesse, notre envoyé spécial
au quotidien
vernissage de rentrée le
jeudi 6 septembre à 19h
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Il
a foulé le Groënland, accompagné la
patrouille de France, suivi de Gaulle, fouillé le
Mexique, sillonné l’Afrique, partagé la
plage de Picasso… Bref, ce grand reporter
aurait pu nous en mettre plein la vue avec le souvenir
de ces aventures lointaines ou les traces de ses
rencontres au sommet. Mais c’est une autre
expédition qui a passionné cet artiste
Lillois (1925-2003) membre de l’atelier de
la Monnaie et compagnon de route d’Arthur
Van Hecke.
Un élu
qui parade, un chasseur qui revient bredouille,
des jeunes filles qui se balancent, des choristes
qui chantent à tue-tête, des goûteurs
de vin qui rougissent du nez et puis, même,
des gens qui n’ont pas grand chose à faire
mais qui le font là, sous nos yeux, avec
une application touchante et une sorte d’étonnement
primordial. Couleurs
d’une fantaisie incomparable, compositions maîtrisées,
rythme soutenu : Contesse donne du relief à l’à-plat.
Et puis, mine de rien, sous leur allure un peu béate,
ses personnages nous renvoient malicieusement à nous-mêmes.
Candeur ou provocation, tendresse ou ironie ? On
s’amuse de les voir croqués dans leurs limites, épinglés
dans leurs habitudes. Mais on se sent bien obligé de
les aimer : dans ce bas monde, finalement, qui peut prétendre
ne pas faire (ne jamais faire) de la figuration |
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Du
vendredi 5 octobre au samedi 1er décembre :
Jean-Paul
Souvraz, le conteur stupéfiant
vernissage le jeudi 4 octobre à 19h
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Ils
commencent par vous sauter à la figure, les
personnages que Souvraz a bien serrés dans
le huis clos des quatre coins de la toile ou du
papier, comme un inspecteur des étrangetés.
Mais aussitôt le temps suspend son vol : on
entre dans une fable, un conte, une légende,
on y respire l’air des grottes ancestrales
et la poussière des épopées,
on a beau y sentir l’odeur du cirque et la
sueur du carnaval, les parfums de femmes et le sui
generis des marins, la boue des exilés, on
a quitté l’ordinaire pour la fantastique,
le stupéfiant. Est-ce le fond qui crée
cette entrée de l’artiste ? Ou l’organisation
chavirante des formes ?
Non,
c’est tout à la
fois, la lèvre de la carpe comme l’oeil
troué du masque, le triangle de l’oreille
du chien pas moins que l’arrondi du sein très
lourd de sa maîtresse, le couvre-chef du soldat
autant que la corne de l’animal sur lequel
est juché un drôle d’hybride
qui tient un oiseau rouge et vert par la taille. |
Né à Lille, grandi à Lens,
détourné dans
le centre de la France, revenu à Lille, monté à Paris, établi à Dunkerque,
Souvraz en est si convaincu qu’il offre à ses
compagnons de vie sur Terre des oeuvres qui défient
l’entendement.
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