L’édifice
se présente à l’heure actuelle sous
la forme d’une église à 2 nefs. Elle
est de style gothique avec des voûtes divisées
par des liernes et des tiercerons.
Les clefs
de voûte comportent diverses figures sur la voûte
centrale : la Sainte Trinité - Saint-Quentin -
Saint-Omer.
Au fond du chœur, les travaux de consolidation en 1998 ont dégagé en
en-feu aménagé lors de la construction de la nef gothique
au XVIe siècle.
Au-dessus,
la fenêtre, obstruée au XIXe siècle,
est ornée d’un Christ crucifié, don
d’un paroissien, provenant d’un calvaire tombé en
ruine, anciennement situé dans le hameau.
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Le chœur est éclairé par
4 verrières, qui offrent un exemple remarquable
d’un type de décor translucide très
en vogue dans la première moitié du
XIXe siècle, mais devenu rare de nos jours.
Au nombre de neuf, ces vitraux présentent
des étagements de motifs géométriques
simples reproduisant diverses figures : croix
grecques, étoiles à 8 branches,
cercles et rosaces à lobes losangés.
La technique est rudimentaire. Ces
verrières
sont datées 1851, 1854 et 1881. Ce
type de vitrail est qualifié d’aniconique
en raison de l’absence de décor figuré. « Bien
que modeste cet aspect du patrimoine vitré n’en
participe pas moins à la renaissance du
vitrail au XIXe siècle », écrit
M. Patrick Wintrebert.
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A l’entrée
du chœur, une dalle de marbre blanc rappelle « le
don de Mme Demeure Wayens » qui paya le dallage
de l’allée centrale. Dans
le chœur, des fonts baptismaux sont constitués
de 3 éléments différents : une base à griffes
du XIIIe siècle, le support de la cuve conserve
un décor tressé sculpté, et la cuve
porte en relief des personnages à mi-corps, les
bras croisés, et semble d’être d’époque
romane. Dans la
nef principale contre le pilier : Saint-Antoine et Saint
Eloi.
Dans la
nef septentrionale : 2 reliquaires dorés sur l’autel
- et à droite une statue de Saint Omer. Contre
le mur, entre 2 fenêtres, le martyre de Saint Quentin.
Un vitrail, don de Mgr Scott, doyen d’Aire, porte
ses armoiries et sa devise : « Regi patriae que
fideli » (fidèle au roi et à la patrie).
Un grand
tableau, représentant la Crucifixion, de facture
un peu naïve, vient d’être restauré par
les Monuments Historiques ; l’artiste inconnu ne
l’a pas signé. Dans
cette nef, les clefs de voûte portent les armes d’Aire
et celles du Chapitre, la date de 1598 donne la date de
la construction de cette partie de l’église.
Le Chemin
de la Croix a été inauguré en avril
2003, il est l’œuvre de Jean-Georges Capelain.
Ces tableaux sont peints selon la succession des couleurs
de l’arc-en-ciel, symbole de l’alliance de
Dieu avec les hommes, à la fin du déluge.
La cloche
actuelle, prénommée Léonie Marie,
a été baptisée le 21 septembre 1924.
Les parrain et marraine ont été M. Arthur
Schotsmans et Mme Adolphe Salome.