Loading...
La Chapelle Saint Jacques 2018-07-20T11:36:30+00:00

La Chapelle Saint Jacques

Historique

Séparateur

Cette église est la chapelle de l’ancien collège des Jésuites, en activité de 1615 à 1762. Après le départ des Jésuites, elle a connu diverses vicissitudes. La foi et la persévérance des habitants de la ville lui ont permis d’échapper à la destruction. L’action du Comité de Sauvegarde, créé en 1975, lui a redonné une nouvelle jeunesse. Il a fallu attendre 1682, du fait des guerres, pour que débutât la construction de la chapelle du collège. La première pierre a été bénie, le 28 juin 1682, par l’évêque d’Ypres.

La conduite des travaux fut confiée au Frère Jean Beegrand, architecte de la compagnie de Jésus, en même temps que ceux de la chapelle du collège de Cambrai. Le financement avait été assuré grâce à un legs de Marie et Thérèse de Caverel et par les dons des habitants.

Le patronage de François de Montmorency, vicomte d’Aire, qui était entré dans la Compagnie de Jésus, fut aussi déterminant. Les travaux furent achevés en 1688 et l’église fut placée sous l’invocation de Saint Jacques le majeur et de Saint Ignace de Loyola. A l’époque de cette construction, les architectes de la Compagnie avaient plus d’un siècle d’expérience. Aussi trouve-t-on à Aire une stricte application des conceptions des Jésuites, que l’on peut résumer ainsi :

– l’art doit enseigner les fidèles et se garder de toute frivolité,
– l’édifice doit être accueillant et accessible à tous,
– l’autel doit attirer les regards et les fidèles doivent voir le prêtre de toutes les parties de l’édifice.

L’église Saint-Jacques est l’un des monuments les plus caractéristiques du style baroque néerlandais.

La Chapelle Saint Jacques a été classée monument historique en 1942.

Description extérieure

L’église se présente comme un haut édifice rectangulaire, flanqué d’une façade un peu plus élevée que la toiture et d’une abside arrondie. Les murs sont percés de larges fenêtres. Les contreforts sont peu saillants. Les matériaux utilisés sont le grès à la base, la brique au-dessus, des pierres blanches en angle.

La façade en pierres blanches est constituée de 3 étages. Au milieu du 2e étage, une grande fenêtre éclaire le fond de la nef, des écussons portent les armes des Caverel et les dates 1688 et 1837 (l’Armée à utilisé la chapelle de 1795 à 1837). L’étage supérieur comporte un fronton, encadré de consoles renversées. Le fronton est sommé d’une croix, rétablie récemment.

Les dimensions de l’édifice : Longueur totale extérieure : 58 m, largeur : 15 m, hauteur de la façade : 33 m, hauteur de la voûte de la nef : 21 m

Description intérieure

une seule nef terminée par une abside arrondie accompagnée à l’entrée du chœur de deux chapelles, une de chaque côté, formant apparence de transept,

• 7 travées de 8 m de long chacune, dont 4 constituent la nef,

• une voûte à plein cintre,

• une crypte destinée à la sépulture des Pères décédés à Aire. Il ne reste presque rien du mobilier ancien. Les aménagements actuels datent de 1853 (prise en main du collège par les prêtres de Saint-Bertin).

• Les vitraux, œuvre de Jean Mauret sont modernes.

• L’autel, les stalles, les lustres et la chaire ont été installés en 1853.

• La Gloire qui a remplacé le retable au fond de l’abside est l’œuvre de Magnard en 1858.

• On a heureusement placé dans l’église la Pietà (fin XIXe siècle) qui ornait la tombe de l’abbé Debras au cimetière d’Aire.

• Seuls sont anciens, les 14 panneaux sculptés en bois doré du XVIIIe siècle, récemment restaurés et qui proviennent de la Collégiale Saint-Pierre et les 4 statues de style baroque : saint Jacques, saint Ignace, saint Pierre et saint Jean, en pierre (fin du XVIIIe siècle).