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L’histoire du Festival de l’Andouille 2018-07-25T16:55:35+00:00

L’histoire du Festival de l’Andouille

De 1962 à 1970

1962 : Le premier Festival
L’origine du Festival de l’Andouille provient en fait d’une initiative de l’Union Commerciale et Artisanale Airoise (avec à sa tête Messieurs Allart, Fournier, Pillons, Lévêque, Fumery et Denaës) qui souhaitait créer une fête afin de célébrer une deux spécialités airoises : l’andouille, afin en particulier d’attirer en ville « les étrangers ». La municipalité avec à sa tête, le Maire Monsieur Blondel ne pouvait bien sur que donner son accord et son appui a cette manifestation originale. C’est ainsi que naquit le premier festival le dimanche 2 septembre 1962 qui remplaçait le raccroc de la ducasse d’été.

Pour cette première édition, les organisateurs avaient concocté un programme riche et varié avec pour commencer un cortège folklorique le matin à 10h avec l’inauguration de la rue du Bourg tout juste rénovée suivi dans la foulée du désormais célèbre jet d’andouille de la loggia du Bailliage.

Durant l’après-midi, une course cycliste, un match de football Aire-Isbergues et un concours de la chanson avec « la chanson de l’andouille » animaient la cité airoise.

Pour marquer l’événement, les monuments de la ville étaient illuminés.La journée s’était terminé par la Fête de la Nuit avec Jean Nohain, au fait de sa popularité de présentateur (forgée par la toute jeune télévision), accompagné de sa troupe avec Jacques Courtois, ventriloque et son canard Omer, Jean Valton, champion mondial de manipulation, Les Morenny’s, Jacques Mervil, jongleur… Cette première édition attira les foules puisque selon la presse, près de 20.000 personnes s’étaient donnés rendez vous.

Au cours de la soirée, un événement particulier avait également eu lieu pour la première fois puisque était organisé le concours du plus gros mangeur d’andouille et c’est Monsieur Moince père qui empocha la victoire avec 1kg950 ingurgité en 15 minutes.

1963 : Claude François et Sylvie Vartan à Aire !

Après le succès de la première édition, cette année 1963 était placée sous le signe du twist, alors à son apogée. Et aux cotés de vedettes de second plan, le gala « Salut les Copains » de la radio Europe numéro 1 réservait une place de choix à Jean Jacques Debout, mais également aux tout jeunes Claude François qui vient d’obtenir son premier succès avec « Belles, belles, belles » et Sylvie Vartan. Tous deux n’étaient alors bien sur qu’à l’orée de leur carrière.

La foule était au rendez-vous puisque les journaux de l’époque évoquent le fait qu’Aire n’avait jamais connu de tels embouteillages et qu’il fallait plus d’une demi-heure pour pouvoir se stationner.

1964 : Le premier Gala des Etoiles

Pour la première fois, le spectacle musical avait lieu dans l’après-midi à 15h et était dénommé « Gala des Etoiles ». Il allait voir le triomphe d’Annie Cordy (photo), qui n’était pas la vedette principale, ce rôle étant dévolu à Monty et Rachel, des noms disparus depuis bien longtemps du show-biz aujourd’hui. Le soir, la première nuit du festival était animée par Maxim Saury et la chanteuse noire Nancy Holloway, amie du « King » Elvis Presley. Par ailleurs et pour la première fois, un service d’autobus était mis en service afin de permettre aux habitants des communes environnantes de se rendre à la fête.

1964 voit apparaître le premier programme du festival et un feu d’artifice est tiré place d’Armes. On constate en feuilletant le programme qu’à l’époque, il y avait 11 charcutiers d’Aire qui proposaient l’andouille à la Taverne située à la Halle au Beurre. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 4 à vendre la spécialité locale le 1er dimanche de septembre.

La foule sur la Grand Place en 1963
La couverture du 1er programme en 64
Le service spécial d'autocars

1965 : La municipalité prend le relais

La fête et le budget ayant pris des proportions énormes, les commerçants de l’UCAA passent le relais à la municipalité et plus particulièrement à Monsieur Guesnon, adjoint, pour l’organisation de l’événement. Cette année là, le jumelage Aire-Lendringsen devait se concrétiser par la cérémonie de signature et d’échange de la charte du jumelage le samedi soir.

En ce qui concerne le Gala des Etoiles, humour, rock n’roll et opérette étaient au programme puisque les vedettes de cette édition 1965 étaient Roger Nicolas, Eddy Mitchell et Luis Mariano.

1966 : La pluie contrarie la 5ème édition

La pluie s’était invitée lors de ce festival 1966, contrariant notamment le déroulement du spectacle qui accueillait pour cette 5ème édition Guy Lux et le « palmarès des chansons » remporté par l’airois Philippe Fovet. Les autres vedettes du gala étaient notamment Jean Constantin, Guy Mardel, Stone qui allait rencontrer peu de temps après Eric Charden et surtout Dalida.

Par ailleurs, parmi le plateau de chanteurs proposé par les organisateurs, on trouve la trace d’un certain Bernard Tapy qui n’était en fait que Bernard Tapie, l’ancien ministre, le président de l’Olympique de Marseille, l’homme d’affaires et le comédien.

1967 : Un Chapiteau sur la Grand Place

Après les intempéries de l’année précédente, les organisateurs avaient décidé cette année-là de dresser un immense chapiteau sur la Grand Place. Bien leur en prit car la pluie était de nouveau à la fête. C’est la débutante Georgette Lemaire qui ouvrait ce gala 1967, suivie notamment par Georges Chelon, Suzanne Gabriello, et Sim qui remplaçait Henri Tisot au pied levé. Le soir, Bruno Lorenzoni tenait l’affiche du « Grand Bal ». 1967 voit apparaître le premier Gala de catch qui se déroulait alors à l’époque le lundi soir.

1968 : Pierre Perret et Jacques Dutronc, têtes d’affiche du Festival

« Et moi, et moi, et moi », « Les Plays-Boys », « Les Cactus », « J’aime les filles », « Il est cinq heures, Paris s’éveille », « L’Opportuniste »… Jacques Dutronc, l’interprète de ces tubes est la tête d’affiche de cette 7ème édition en compagnie de Pierre Perret, auteur à l’époque du « Tord Boyaux » et de la célèbre chanson qu’on fredonne encore de nos jours : « Les jolies colonies de vacances ». Quelques jeunes étaient également sur scène : Stephan Reggiani, le fils de Serge Reggiani et Serge Lama qui vient de sortir cette année là : « D’aventures en aventures. La nouveauté du Festival en 1968, c’est le « bal des jeunes » proposé par les organisateurs le samedi soir.

Jacques Dutronc

Jacques Dutronc

Pierre Perret

Pierre Perret

Serge Lama

Serge Lama

1969 : Quatre noms après deux défections

1969 voyait se produire à Aire le chanteur de bel canto, Mario Lattre, les amuseurs publics Robbert Rocca et Jacques Martin à la renommée toute neuve. Richard Anthony devait être la tête d’affiche de cette édition, mais malgré le contrat signé, il déclara qu’il préférait se produire dans une fête organisée à Paris plutôt qu’au Festival de l’Andouille.

La vedette prévue pour le remplacer, David Winter, le père d’Ophélie, tomba malade au début du mois de septembre. Il se vit contraint au repos et déclara forfait. L’imprésario envoya en toute dernière minute le tout jeune Julien Clerc, chanteur de la « nouvelle vague » pour « faire l’andouille ».

1970 : Une vedette et un « futur grand »

Cette année là, c’est Enrico Macias qui brillait au firmament du festival avec des titres comme : « Enfants de tous pays », « Les gens du Nord », ou encore « El porompero » pour n’en citer que quelques uns.

Le second rôle était dévolu au jeune Michel Sardou qui vient de sortir l’album « j’habite en France » qui le propulsera au sommet du hit parade avec notamment le 45 tours qui deviendra son premier grand succès radiophonique et commercial : « Les bals populaires », suivi des tubes « J’habite en France » et Et « mourir de plaisir ». Les Frères ennemis devaient également se produire, mais c’est au final Anne-Marie Carrière qui les remplaça.

De 1971 à 1980

1971 : C’est l’Amérique pour la 10ème édition

Après le changement à la tête de la mairie suite aux élections municipales, c’est Monsieur Jacques Lévêque qui succède à Monsieur Guesnon dans l’organisation du Festival.

A la demande du nouveau maire de l’époque, Monsieur Bécuwe, le concours du plus gros mangeur d’andouille est supprimé. En effet, le premier magistrat trouvait ce spectacle indigne d’hommes méritant ce nom, mais aussi dangereux. Monsieur Moince gagnant du concours en 1962 demeurera donc invaincu avec son record d’1k950, bien que beaucoup à l’époque aient contesté les conditions dans lesquelles avait été avalée la fameuse charcuterie.

Au niveau des Vedettes c’est notamment Joe Dassin déjà célèbre pour ses tubes comme « l’Amérique », « Les Dalton », « Siffler sur la colline », et surtout « les Champs Elysées », Rika Zarai et Carlos qui débute à peine sa carrière de chanteur qui étaient les têtes d’affiche pour cette 10ème édition.

1972 : Michel Sardou de retour au Festival

Après un premier passage à Aire en 1970, Michel Sardou fait son retour à Aire avec cette fois-ci le statut de vedette bien que ses tubes ne sortiront que les années suivantes avec par exemple « La maladie d’amour » en 1973 et l’album éponyme qui restera 21 semaines en 1ère position du classement.

Il est accompagné cette année là de Séverine, Pierre Groscolas, Gérard Palaprat et d’un jeune imitateur : Thierry Le Luron, 20 ans, qui a fait son apparition deux ans plus tôt au « jeu de la chance » diffusé lors de l’émission « Télé Dimanche » et se présente au Festival après avoir achevé une tournée estivale en faisant la première partie de Claude François.

La veille, le bal des jeunes a battu des records d’affluence avec la présence de « Mister Dupont » notamment. Concernant le cortège, les journaux de l’époque évoquent la présence d’un groupe de la commune bretonne de Pléherel.
Par ailleurs, les harmonies et groupes présents partaient de différents points de la ville et se retrouvaient devant le Baillage avant la dislocation du cortège.

Quelques jours plus tard, c’était le lancement de la première Foire Commerciale et Artisanale sur la grand place. Une foire qui fête d’ailleurs sa 40ème édition en cette année 2011.

1973 : La demoiselle d’Avignon fait l’andouille

Après les premières parties de Maurice Biraud et de Daniel Guichard avec son tube de l’époque « La tendresse », c’est Mireille Mathieu, auteur déjà à l’époque de nombreux succès discographiques dont « Paris en colère » qui s’offre un triomphe devant un public d’avance acquis à sa cause et quelques centaines d’allemands présents à l’occasion du jumelage.

D’ailleurs les chansons dans la langue de Goethe de la chanteuse française sont également des succès outre-Rhin. Elle est considérée à l’époque comme le symbole de l’amitié franco-allemande initiée par Konrad Adenauer et le Général de Gaulle.

1974 : Le Festival « Made in Normandie »

Pour cette 13ème édition, le groupe Attention, Bernard Sauvat, mais surtout Yves Lecocq, célèbre imitateur participant notamment « aux guignols de l’info » depuis 1988, Frédéric François et Stone et Charden sont à l’affiche du Festival de l’Andouille d’Aire sur la Lys.

A l’époque, Yves Lecocq est plus connu en tant que chanteur qu’imitateur. Frédéric François, lui, connait une notoriété naissante après deux premiers tubes, et devient ce qu’on appelle alors un « chanteur à minettes ». Enfin les vedettes Stone et Charden qui forment à l’époque un couple à la scène comme dans la vie arrivent à Aire avec leurs tubes dont « L’Aventura », « Il y a du soleil sur la France » et « Made in Normandie. »

1975 : Un attentat perturbe le bon déroulement du Festival

Cette année 1975 aurait dû permettre aux airois de revoir Claude François lors du Festival de l’Andouille au talent affirmé et confirmé et désormais accompagné de ses inséparables « Clodettes ». Malheureusement, il est la victime collatérale d’un attentat de l’IRA dans l’hôtel Hilton de Londres le vendredi précédant le Festival. Il doit d’ailleurs la vie à une cliente qui était devant lui et qui le protègera de la déflagration d’une première bombe cachée sous une table.

Blessé aux tympans, et devant subir une intervention chirurgicale à Paris, il doit annuler sa présence au Festival. Après de nombreuses démarches de la part des organisateurs, ce sont Nicole Rieu et surtout Dave avec « Vanina » entre autres et Eddy Mitchell les têtes d’affiche « de secours ». « Le roi du rock français » effectuait d’ailleurs son retour au festival 10 ans après, accompagné de 7 musiciens. Mais malgré tout leur talent, ils n’arriveront pas à faire oublier au public qui espérait le chanteur, l’absence de Clo-Clo. Le gala de catch du lundi soir proposait quant à lui un combat opposant les fameux liliputiens Stan Kovalic, 1m01 et Bruno Lodez, 1m03

1976 : Serge Lama de retour à Aire avec le statut de « vedette »

Pour la dernière édition sous chapiteau du « gala de variétés », Robert Trebor, impresario du Festival depuis 1 an, après avoir remplacé Roland Hubert, qui tenait la place depuis l’origine du Festival, proposait au public pour ce 15ème Festival : Nicolas Peyrac avec le tube « So far away from L.A. » et surtout Serge Lama de retour cette fois-ci en tant que vedette du Festival avec des titres comme « Je suis malade » et « Les petites femmes de Pigalle ».

1977 : Johnny Hallyday inaugure la nouvelle salle des Fêtes

Une seule vedette lors du Festival 1977, mais quelle vedette ! Johnny Hallyday, qui, à lui seul, amena 5000 personnes à la nouvelle salle des fêtes située Quai des Bateliers. Pour un gala d’ouverture, les organisateurs ne pouvaient rêver plus grand artiste à l’époque.

L’artiste, après être arrivé au volant de sa mercedes, se présenta sur scène tout de blanc vêtu avec 35 minutes de retard et après avoir offert au public airois ses tubes comme « Gabrielle », « Elle est terrible », ou encore « Retiens la nuit » pour n’en citer que quelques uns, et fait un ou une heureuse dans l’assistance en délire en jetant le peigne avec lequel il venait de se coiffer, Johnny montra également qu’il avait pris la grosse tête en ignorant les rappels d’un public survolté qui estimait que la prestation avait été un peu trop rapide.

La fête avait donc changé de lieu, mais également d’organisateur puisque c’est Monsieur Créqui qui était désormais chargé des fonctions d’organisateur du Festival. Par ailleurs, durant le Festival, se déroulait sur la piste de karting située au terrain de Lenglet le Trophée de France de karting.

Au niveau du déroulement de la manifestation, guère de changement en dehors du lieu, puisque la soirée dansante (désormais dans la nouvelle salle des fêtes) lançait les festivités le samedi soir, suivi le dimanche matin par le cortège folklorique avec un départ à 10h30 place de la Gare et le jet de l’andouille de la loggia du Bailliage à 12h.

Après le gala de variétés l’après midi, l’harmonie d’Aire débutait la soirée par un concert sur la Grand Place, suivi d’un feu d’artifice place Notre Dame, et de la nuit du Festival avec cette année là André Verchuren et son accordéon. Le gala de catch du lundi soir permettait aux airois de prolonger d’une journée ce week end festif. Rappelons aussi qu’à l’époque, les bénéfices du Festival servaient à alimenter la caisse du Comité d’oeuvres sociales de la ville et du Noël des ainés.

1978 : Gérard Lenorman et Michelle Torr, vedettes du 17ème Festival

Après l’effervescence de l’année précédente, retour au calme pour cette nouvelle édition avec deux artistes peut être moins prestigieux que le grand Johnny mais surtout moins intouchables que l’idole des jeunes.

En cette année 1978, c’est Michel Torr et son tube « Emmène-moi danser ce soir » et Gérard Lenorman, interprète notamment de « La ballade des gens heureux » et de « Michèle » qui se partagent l’affiche du gala de variétés.

A noter la présence également sur scène de Sophie Darel, célèbre à l’époque puisque partageant l’affiche avec Guy Lux à la télévision, mais elle était également connue pour ses talents de chanteuse et d’imitatrice.

1979 : Dave de retour pour « faire l’andouille » en compagnie d’Hugues Aufray

Après un premier passage au Festival en 1975 pour pallier en dernière minute l’absence de Claude François, Dave effectue son retour en tant que tête d’affiche dans la cité de Lydéric pour cette 18ème édition de la célèbre manifestation airoise. Dans ses bagages, il emmène avec lui ses derniers tubes dont « Du côté de chez Swann », « Mon coeur est malade », Lettre à Hélène », « Dansez maintenant » ou encore « Est ce par hasard ».

Mais le chanteur d’origine néerlandaise qui s’est d’ailleurs initié au tennis sur les courts flambants neufs à côté de la salle des fêtes avant son entrée en scène n’était pas la seule vedette présente sur scène. Anne-Marie David, lauréate sous les couleurs du Luxembourg en 1973 du Concours Eurovision de la chanson avec le titre « Tu te reconnaitras », Shake d’origine malaisienne, disparu du show-biz désormais, mais star de la chanson à l’époque avec de nombreux tubes et les Clodettes étaient également à l’affiche.

Hugues Aufray, l’interprète notamment de « Céline », « Adieu Monsieur le professeur », « Santiano », ou encore « Stewball » faisait également parti du plateau d’artistes

1980 : Annie Cordy, « reine de l’Andouille »

Le Festival de l’Andouille en cette année 1980 est marqué par les fiançailles de Lydéric et de Chrymilde, les géants de la cité airoise. Côté vedette, le gala des artistes, présenté par Joël Alain, reçoit pour cette 19ème édition tout d’abord un jeune imitateur, Patrick Sébastien, comique et caustique qui déchaîna les éclats de rire et les applaudissements dans la salle des fêtes.

Ce fut ensuite au tour d’Hervé Vilard. Le chanteur de charme, était venu accompagné de son tube « Capri c’est fini » et de sa nouvelle chanson sorti cette année là : « Reviens ». La tête d’affiche en cette année 1980 est une revenante puisqu’il s’agit d’Annie Cordy « en bonne du curé » qui revient à Aire après un premier passage en 1964. A noter qu’après une baisse d’affluence en 1979, la fréquentation du public repart sensiblement à la hausse à un an du 20ème anniversaire. Le samedi soir, c’est une vedette internationale de l’accordéon qui a animé la nuit du Festival: Aimable accompagné de son orchestre.

De 1981 à 1990

1981 : Le 20ème Festival de l’Andouille

Pour fêter le 20ème anniversaire de la célèbre manifestation airoise, les organisateurs ont réussi la gageure de trouver une affiche originale avec la présence sur scène des Compagnons de la chanson, très populaires à l’époque et qui font leur tournée d’adieu.

Ils étaient accompagnés du Grand Orchestre du Splendid avec ses 18 musiciens et danseuses qu’il se faut de voir pour « être dans le vent » en 1980. Malgré le fait que l’immense salle des fêtes ne soit pas comble, c’était en tous cas un grand spectacle qui fut donné en ce dimanche après midi d’après la presse.

Pour cette 20ème édition, le Maire Monsieur Bécuwe procéda le matin à l’installation solennelle de la Confrérie des Chevaliers de la bonne Andouille d’Aire.

Vêtu de la robe rouge et bleue et portant la toque de circonstance frappée aux armes de la ville, les 7 chevaliers (Jean Quesnel, Daniel Dumortier, Gérard Fumery, Guy Jovenin, Emile Demey, Jacques Levêque, et Francis Denaes) prêtèrent serment de vanter partout la bonne andouille airoise et d’en manger quotidiennement. Cette cérémonie fût suivie du mariage des deux géants, Lydéric et Chrymilde sur la Grand Place. On notera également l’organisation cette année là d’une grande compétition de voitures radiocommandées sur la place du Château.

Les jeunes mariés devant l'Hôtel de Ville
Lydéric en parade devant les drapeaux européens

1982 : Linda de Suza pose sa valise à Aire sur la Lys

En cette année 1982, le Festival de l’Andouille met à l’honneur le Portugal avec Linda de Suza qui foule les planches de la scène de la salle des fêtes pour la première fois accompagné de son « Tiroli-tirola ».

Elle est à l’affiche du gala de variétés avec Jairo, le chanteur d’origine argentine et son titre phare « Les jardins du ciel ».

Autre nom également programmé au spectacle de variétés pour cette édition : Jean Jacques Lionel. Ce nom ne vous dit peut être rien mais c’est l’interprète de la très célèbre « danse des canards » sortie chez les disquaires deux ans plus tôt en 1980.

1983 : Les 20 kilomètres d’Aire pour la première fois au programme du Festival

Après 1974, le chanteur Frédéric François fait à nouveau halte au Festival de l’Andouille. Il se présente sur scène en vedette principale. C’est pourtant en 1984 et 1985 qu’il sortira coup sur coup deux titres : « Mon coeur te dit je t’aime » et « Je t’aime à l’italienne » qui lui assureront succès et renommée. Il est accompagné pour ce gala d’Edmond Tanière, un chanteur Ch’ti régional auteur de l’album « Tout in haut de Ch’terril »

En cette année 1983, les airois et les visiteurs de passage ont la possibilité de visiter le Beffroi à l’occasion du Festival. Mais cette édition est surtout marqué par l’apparition d’une grande course internationale pédestre : Les 20kms d’Aire, organisé par l’Osa Athlétisme et dominé par Jean Luc Lemire de L’USA Liévin et Michel Constant de l’ES Arques en 1h03min et 31 secondes devant le belge de Courtrai Guido Hanssels.

Sur la grand place, on pouvait également venir admirer le phénomène « Bélante », un mouton à 6 pattes, propriété à l’époque de Monsieur Jean Michel Robin.

1984 : C.Jérome en invité vedette

« Kiss me », « C’est moi », « La petite fille 73 » autant de tubes qui ont résonné dans la salle des fêtes d’Aire pour cette 23ème édition du Festival. Il sortira d’ailleurs deux autres succès en 1985 avec « Et tu danses avec lui » et en 1986 « derniers baisers » qui auront fait danser bon nombre de français. C’est la seule vedette programmé cette année là. 1984 voit également l’organisation du « Grass Track International », une course de motos sur herbe qui se déroule dans un champ sur la route de Witternesse.

1985 : Un « Rital »au Festival

Célèbre à l’époque pour sa chanson « Le Rital » qui est alors matraqué sur les ondes des radios, Claude Barzotti est l’unique vedette du gala de variétés de ce 24ème Festival de l’Andouille.

1986 : Chanteuse populaire et chansons Ch’tis à l’affiche

Après les vedettes des années précédentes, cette version 1986 du Festival fait la part belle aux chanteurs ch’tis et patoisants Edmond Tanière dont c’est le retour à la salle des fêtes airoise, et à Tit Louis. Ils sont accompagnés par Charlotte Julian, chanteuse populaire dans les années 80 et tête d’affiche de cette 25ème fête. A noter que l’entrée au spectacle est gratuite.

Cette édition est également marquée par l’anniversaire du jumelage Aire-Lendringsen qui fête cette année-là ces 20 ans d’amitié et de rencontres mais également par le fait que le cortège se déroule l’après midi pour la première fois depuis la création du Festival.

1987 : « C’est c’est c’est Célimène »

En cette année 1987, c’est l’interprète de la chanson « Célimène », David Martial accompagné de son orchestre qui est la vedette du Festival de l’Andouille.

1988 : Première année sans vedette au Festival

Depuis la création du Festival, c’est la première année qu’aucune vedette n’est programmée pour le gala de variétés de la célèbre manifestation airoise. En revanche, les archers airois organisent un concours de tir à l’arc à la verticale et la place des Béguines accueille un concours d’animaux d’élevage et de boucherie et un marché de produits régionaux.

C’est également ce week-end là que l’avenue de l’Europe, le nouveau nom de la nouvelle route d’Isbergues, est inaugurée avec la participation des allemands de Lendringsen. Par ailleurs, des animations sont organisés dans le quartier neuf de Lenglet Malannoy.

1989 : Herbert Léonard pour le plaisir

Après une année sans vedette, le Festival de l’Andouille accueille pour cette 28ème édition le chanteur Herbert Léonard, auteur notamment des tubes « Pour le plaisir », « Sur des musiques érotiques, » « Quand tu m’aimes », « Amoureux fous », ou encore « Puissance et Gloire », chanson du générique du feuilleton « Chateauvallon » diffusé dans les années 80.

1990 : Un son et lumière laser à défaut de vedette

Pour cette année marquant l’entrée dans une nouvelle décennie, les vedettes brillent comme en 1988 par leur absence.

Elles sont remplacées par un clown, un illusionniste. Ce choix municipal est compensé par la projection d’un son et lumière laser pour la première fois à Aire dans le cadre du Festival de l’Andouille

De 1991 à 2000

1991 : Rika Zaraï et Hervé Vilard à Aire pour la seconde fois

La trentième édition de la manifestation airoise ne pouvait pas être fêtée en cette année 1991 sans la présence de vedettes. Et c’est deux chanteurs qui ont déjà fait l’andouille depuis 1962 qui sont à l’affiche avec tout d’abord Rika Zaraï , présente en 1971 sur la grand place, et qui découvre cette fois la salle des fêtes en interprétant notamment son succès « Sans chemise, sans pantalon ». Le deuxième artiste à faire son come-back après son passage en 1980 se nomme Hervé Vilard. Il revient pour présenter au public airois tous ses succès et notamment « Méditerranéenne » sorti quelques années auparavant.

1992 : Des grosses têtes et de l’émotion

En 1992, le premier dimanche de septembre avait commencé comme depuis quelques années par le semi-marathon organisé par l’Osa Athlétisme et le concours d’animaux de boucherie et d’élevage, place des Béguines. L’après midi, le cortège prit le relais et arpenta les rues du centre ville avec entre autres dans ses rangs la présence des grosses têtes du carnaval de Nice, mais également les majorettes airoises qui participaient à leur premier cortège de l’andouille. L’après-midi festif sur la grand place se termina bien sur par le célèbre lancer d’andouilles depuis le premier étage du Bailliage.

Le concours d'animaux de boucherie et d'élevage
Les grosses têtes du Carnaval de Nice

Le spectacle à la salle des fêtes, organisé par R.D.L avait lui commencé à 16h avec une première partie composée d’artistes régionaux. En deuxième partie, et, ce devant quelques 1200 personnes, ce sont Stone et Charden, dont c’était le retour après un premier passage en 1974 qui étaient chargés de chauffer le public avec tous leurs succès. Et la mayonnaise prit puisque c’est en chœur et à cappella que les refrains furent repris par l’assistance airoise. C’est Daniel Guichard de retour à Aire presque 20 ans après qui assurait la dernière partie du spectacle avec ses succès comme « La tendresse », « Le gitan », « Faut pas pleurer comme ça »… L’émotion fût à son comble quand ne laissant apparaître que son seul visage dans un cercle de lumière , il interpréta « Mon vieux ».

1993 : Le Festival sous le soleil des Antilles

Après quelques années de « vaches maigres » en termes de fréquentation, cette 32ème édition voyait le public répondre à nouveau présent à la manifestation airoise. Et c’est une foule dense qui avait envahi les rues pour assister au cortège folklorique et pour voir notamment défiler devant elle deux groupes dunkerquois, les infatigables « snustreraer » et les « halle-bardes » qui accompagnaient les géants Lydéric et Chrymilde, les harmonies d’Aire, de Dohem, de Roquetoire, ainsi que les Grosses Têtes de retour à Aire entre autres.

Le soleil ne pouvait être qu’au rendez-vous pour cette édition puisque c’est La Compagnie Créole qui honorait la ville d’Aire sur la Lys de sa présence. Au travers des différents succès chantés sur la scène de la salle des fêtes (« Vive le douanier Rousseau », « C’est bon pour le moral », « Ba moin en tibo », « Bons baisers de Fort de France », « Le bal masqué », « Ça fait rire les oiseaux »…), Clémence, José et les autres membres du groupe ont offert au public un peu de chaleur et de soleil en provenance directe des Antilles. Le groupe créole n’était pas seul pour assurer le gala de variétés puisque Georgette Lemaire, qui n’aura pas eu la carrière qu’elle méritait, était également à Aire pour offrir aux airois un tour de chant dont le titre « Vous étiez belle Madame ».

1994 : De la salle des fêtes à la Grand Place

Après les stars des années 60-70 (Sardou, Lama, Le Luron, Halliday…dont le Festival de l’Andouille était une étape obligatoire dans le tour de France du succès, dixit la presse locale, les cachets des artistes ont explosé et les stars des années 80-90 ont préféré se produire à Bercy dans les stades couverts, et autres grosses infrastructures pour le plus grand regret des provinciaux qui ont désormais bien du mal à approcher leur vedette préférée en chair et en os. Pour marquer le retour du spectacle musical en plein air sur la grand place point de vedette, l’organisation ayant décidé de faire confiance à deux groupes régionaux : « Rio » de la région audomaroise et « Délit de fuite » d’Armentières.

Les spectateurs 94 ont donc eu droit à un festival placé sous le signe du rock mais également de la mode, car l’originalité de cette 33ème édition, c’était l’organisation d’un défilé de mode mis en place par l’Union commerciale et artisanale sur le podium installé devant l’Hôtel de Ville, commenté par un conseiller municipal. Enfin le groupe « Chocolat’s a apporté le soleil qui manquait à Aire ce jour là en offrant au public quelques rythmes de samba.

1995 : Hervé Vilard pour un troisième passage à Aire

Après 1980 et 1991, Hervé Vilard est de retour à Aire, cette fois-ci sur la grand place d’Aire pour un nouveau tour de chant et un véritable tabac. L’ambiance des festivals d’antan était de retour à en croire les airois d’un certain âge ce jour-là. Le chanteur populaire, désormais recordman au nombre de participation, n’a laissé insensible personne. Et le tube « Capri c’est fini » qui traverse les générations, fut repris en choeur par une foule impressionnante.

Le retour du spectacle de variétés sur la grand place depuis l’année précédente est un retour gagnant d’autant plus que la gratuité permet désormais à tout le monde d’y accéder et d’y assister. L’après midi, le cortège avait fait la part aux harmonies et groupes régionaux avec la participation des harmonies d’Aire, Dohem, Roquetoire, Teteghem, et Watten, aux majorettes airoises et boulonnaises et aux traditionnels carnavaleux de Dunkerque.

Les attractions de cette édition étaient les trottinettes humoristiques, le « bigman » pas aussi grand que nos géants locaux, et enfin et surtout les lanceurs de drapeaux « Vendeliersgilde Don Bosco ». La première partie du spectacle avait notamment été assuré par des artistes régionaux comme Simon Colliez, Ch’Guss ou encore Marie Laurence Delille, pour ne citer qu’eux.

1996 : Dave, acte III, scène d’Aire

Après Hervé Vilard l’année précédente, c’est au tour de Dave de se présenter à Aire pour la troisième fois après deux premières prestations en 1975 et en 1979. Tout comme le chanteur de « Méditerranéenne », Dave n’est plus en tête des charts et les médias le boudent un peu, mais il rencontre toujours autant de succès devant le public qui connait ses chansons par coeur ou presque. D’ailleurs, deux ans auparavant, il a sorti une compilation de tous ses succès qui s’est vendue à plus de 200.000 exemplaires.

Sur le podium « R.D.L » érigée sur la Grand Place, il a pu offrir à nouveau à son public tous ses plus grands succès et mettre l’ambiance avec l’humour qui le caractérise si bien.

1997 : La grand place transformée en piste de danse

Point de grande star de la chanson des années 90 pour le 36ème festival de l’andouille, mais deux « chanteurs à minettes » comme on les qualifiait à l’époque, ce terme n’étant pas péjoratif.

En effet ce sont Christian Delagrange et Jean François Michael qui sont à l’affiche en cette année 1997. Le premier a notamment vendu près de 12 millions de disques dans les années 70. Jean François Michael, est, quant à lui, l’interprète entre autres du titre « Adieu jolie Candy » écrit par Michel Berger et vendu à 5 millions d’exemplaires. Par ailleurs, la particularité de cette année 1997, c’est la transformation de la grand place en piste de danse le dimanche soir avec la présence de l’accordéoniste Michel Pruvot et de son orchestre.

1998 : « Un papa chanteur » à Aire

En cette année 1998, c’est Jean Luc Lahaye qui est la vedette du 37ème Festival de l’Andouille. C’est l’interprète notamment des succès « Femmes que j’aime », « Papa chanteur » ou encore « Débarquez-moi », le générique de l’émission de télé qu’il animait en 1987. A ses cotés sur scène, une vieille connaissance du public airois faisait son retour au Festival. En effet, après un premier passage en 1982, Linda de Suza était également à l’affiche de la fête airoise.

1999 : Herbert Léonard 10 ans après

1989-1999, 10 ans presque jour pour jour après, Herbert Léonard est de retour dans la cité de Lydéric pour le spectacle de variétés du Festival. Le chanteur d’origine alsacienne, après le faste des années 80, vient de traverser cette décennie avec moins de réussite que la précédente puisque les albums qu’il a sortis pendant ces années 90 ne rencontrent pas le succès espéré.

Il revient donc à Aire avec ses tubes qui l’ont fait connaître du grand public et c’est également au cours de cette année 1999 qu’il d’intègre la célèbre comédie musicale « Notre Dame de Paris » en remplaçant Daniel Lavoie dans le rôle du méchant Frollo.

2000 : Un festival un peu plus près des étoiles

La 39ème édition du Festival de l’Andouille aura connu une très forte affluence notamment durant le spectacle de variétés. Comme d’habitude, après les courses pédestres du matin, c’est le cortège qui animait les rues du centre ville l’après midi avec les harmonies régionales, les majorettes d’Aire et de Hollande ou encore les célèbres Gilles.

Après le fameux jet de l’andouille marqué cette année là par l’absence du premier magistrat, Monsieur Bécuwe, malade, la première partie du spectacle toujours animé par Jean Marie de RDL accueillait des artistes régionaux dont l’Airois Jean Claude Kévin, Claudy Decroix, Simon Colliez ou encore Marie-Laurence Delille. La chanteuse Myrna d’origine philippine, et le groupe Santa Esméralda.

Mais les 8000 à 10000 personnes présentes sur la grand place ce jour là étaient surtout venues pour assister au concert du groupe Emile et Images en live qui venait de sortir un an auparavant un album reprenant tout leurs succès et qui caracola en tête des meilleurs ventes. C’est certain, les chansons des deux groupes toulousains Gold et Images, qui désormais ne forment donc plus qu’une seule entité ont marqué les années 1980. « Les démons de minuit » « Calicoba », « Un peu plus près des étoiles » « Capitaine abandonné »… Autant de tubes qui furent d’ailleurs repris en choeur par un public en délire qui en prit plein les yeux et les oreilles. Il y a bien longtemps que le festival n’avait attiré autant de monde et connu un tel succès.

Emile et Mario du groupe Emile et Images

2001 : Plâtre et disco pour la quarantième

Après les courses pédestres du matin et le cortège folklorique de l’après midi, pour la première fois depuis 1962, le jet de l’andouille ne se fait pas de la bretèche du bailliage. En effet cette dernière etait interdite d’accès pour des raisons de sécurité. Le maire de l’époque, Monsieur Démaret s’était donc replié sur les fenêtres voisines pour lancer à la foule massée en nombre au pied du Bailliage, les fameuses rondelles de charcuterie. En ce qui concerne le spectacle de variétés, après une première partie assurée entre autres par la chanteuse Myrna, Alain Delorme, Nando, c’est Jeane Manson et Tribute to Boney M qui étaient chargés d’assurer le spectacle. Et c’est devant une foule bien nombreuse, environ 10.000 personnes que la chanteuse qui a vendu 30 millions de disque depuis le début de sa carrière, s’était présentée avec… le pied dans le plâtre. Mais malgré sa blessure, l’artiste qui possède plusieurs cordes à son arc, avait remporté ce jour là un franc succès face aux public airois notamment avec sa chanson phare « Avant de nous dire adieu ». Changement de style ensuite pour cette 40ème édition puisque le disco avait envahi la Grand Place le temps d’une soirée avec Tribute to Boney M et tous les tubes des années 1970 du regretté Bobby Farrell comme « Daddy cool », « Rasputin », « My baker », « Sunny » et « Rivers of Babylon ».

2002 : Un festival en rouge et noir

La 41ème édition de la manifestation populaire airoise aura une nouvelle fois attiré les foules avec tous les ingrédients qui font son succès depuis des années. Courses pédestres, cortège et bien sur le jet de « la reine » de la journée : l’andouille. D’ailleurs, un des « carnavaleux » de Dunkerque avait réussi l’exploit de s’introduire au premier étage du Bailliage pour procéder au fameux lancer.

Le soir, la grand place était noire de monde pour accueillir la vedette 2002, à savoir Jeanne Mas. Après une première partie composée d’artistes locaux, c’est la graine de star, Sandy Valentino, aujourd’hui disparu des écrans qui était chargé de chauffer le public, avant que Jeanne Mas, en direct live comme Emile et Images deux ans plus tôt, ne fasse son apparition. Et c’est avec plein d’énergie que l’artiste a offert au public ses titres les plus connus dont « Johnny, Johnny », Toute première fois, et bien sur le célèbre « En rouge et noir » repris en choeur par le public.

2003 : L’andouille à l’heure de la télé-réalité

Après le cortège folklorique composée entre autres des danseuses de « Samba Carnaval », des majorettes de Godewaersvelde, la fanfare de Rexpoede, « la Magique Parade » et les parapluies des carnavaleux dunkerquois qui entouraient l’harmonie d’Aire, la foule s’était massée au pied du podium installé devant l’Hôtel de Ville pour assister au spectacle de variétés proposé par les organisateurs. Cette année-là, la ville d’Aire s’était mise à l’heure de la télé réalité, puisque Anne-Laure, Cécile, et François de la « Star Académy », étaient présents sur scène en première partie.
Côté public, l’ambiance était survoltée car bon nombre d’adolescents armés de posters et d’albums collector à faire dédicacer par leurs « stars » de cette émission de télé qui a révélé notamment au public Jenifer, Nolween Leroy, Olivia Ruiz ou encore Grégory Lemarchal. Après la « Star Ac », place au « Loft » phénomène médiatique de ce début de décennie, puisque Romain Cabon, un ex-candidat était lui aussi présent pour offrir au public quelques titres. Après cette première partie à l’intention des jeunes, c’est le groupe « Los del Sol » qui chauffa la foule avec des rythmes ensoleillés grâce au mariage de musiques latino-américaines puis Rose Laurens, fit faire un bond dans le temps au public avec son tube de 1982 : « Africa ».

La vedette de cette édition 2005, Herbert Léonard, n’était pas inconnu du public airois puisqu’il faisait sa troisième apparition au Festival de l’Andouille rejoignant ainsi Dave et Hervé Vilard au nombre de participation. Les nombreux fans de l’interprète de la chanson « Amoureux fous » étaient nombreux et ravis d’entendre à nouveau tous ses succès des années 80. Par ailleurs, le chanteur avait participé au fameux jet d’andouille en compagnie du Maire de l’époque Monsieur Démaret.

2004 : Une cuvée spéciale !

Cette Fête de l’Andouille, 43ème édition du nom, avait commencé comme toutes les autres depuis quelques années maintenant par les courses pédestres le matin. Les charcutiers de la ville étaient présents comme tous les ans à la Halle au Beurre, transformée pour l’occasion en Taverne de l’Andouille et l’après-midi, le cortège, avec la participation notamment d’une fanfare néerlandaise et de danseuses brésiliennes, avait parcouru les différentes rues de la ville pour conclure en apothéose au pied du Bailliage avant le traditionnel jet depuis la bretèche du Bailliage. Cela faisait également 10 ans que le spectacle de variétés avait fait son retour sur la Grand Place et cette année-là, le plateau « Ici Paris » proposé était assez éclectique mais avait surtout une connotation télévisuelle en première partie avec la participation de Casimir, « le monstre gentil », de Valérie Barouille et Patrice Amate, les ex-choristes de l’émission animée par Pascal Brunner « Fa si la Chanter », mais également la présence sur scène des Gafettes issue l’émission du Big Dil. En deuxième partie, retour dans les années 80 et voyage dans les Antilles avec le groupe « Zouk Machine » qui enflamma la Grand Place avec son tube « Maldon ».

Enfin, le clou de la soirée devait replonger le public dans les années disco avec un des chanteurs phares de la fin des années 70 : Patrick Juvet. Ce devait être l’apothéose, mais de spectacle il n’y en eut point. En effet, l’artiste, ivre, était incapable d’assurer le show. Et c’est après deux ou trois titres massacrés par le chanteur, et sous les sifflets d’une foule passablement déçue que les organisateurs invitèrent Juvet à sortir de scène. La municipalité refusa d’ailleurs de lui verser son cachet pour cette prestation on ne peut plus catastrophique.

2005 : Carton plein pour la 44ème édition

Le premier dimanche de septembre vers 15h à Aire, il est compliqué de trouver une place sur les trottoirs en centre ville pour assister au cortège folklorique. Et cette année 2005 ne dérogeait pas à la règle. On se massait de la rue du Bourg jusqu’à la Grand Place pour voir évoluer les différents groupes présents. Et cette année-là, ils étaient venus de loin puisqu’on comptait des joueurs de cornemuse écossais, des danseurs polonais ou encore un groupe antillais sans oublier bien sûr les habituelles majorettes néerlandaises.

Un monde fou pour le jet de l'andouille
Gérard Blanc, ex membre du groupe Martin Circus

Du côté des vedettes, il y en avait pour tous les goûts puisqu’on retrouvait tout d’abord les années 80 avec Gérard Blanc, l’ancien membre du groupe Martin Circus (« Je m’éclate au Sénégal », « Marylène »), qui s’était rendu célèbre individuellement avec sa chanson « Une autre histoire » sortie en 1987. Ensuite place à la « Dance » avec Indra, la chanteuse d’origine suédoise, qui avait notamment sorti les titres « Misery » et « Temptation » en 1991 et qui venait à Aire pour présenter son dernier single « Oublie-moi ». Indra et Gérard Blanc avait par ailleurs participé au jet de l’Andouille quelques heures auparavant en compagnie des élus.

Après la Scandinavie, c’est la Pologne qui était mise à l’honneur, avec la présence sur scène de Michal, le finaliste de la Star Académy 2003 qui avait notamment repris au cours de cette émission la chanson de Bécaud : « L’orange ».

Pour la dernière partie du spectacle, et pour la première fois à Aire, c’est Julie Piétri, qui était chargée de clore cette 44ème édition en beauté. La chanteuse avait connu un succès considérable en 1986 avec « Eve lève-toi » qui resta à l’époque pendant 6 mois à la première place du Top 50. Elle avait interprété également avec un habitué du Festival de l’Andouille, Herbert Léonard, le titre « Amoureux fous » en 1983. Moins présente pendant les années 1990, elle avait fait son retour sur le devant de la scène suite à sa participation à l’émission de TF1 en 2003 : « Retour gagnant ».

2006 : Un festival de tubes

Eve Angeli, le groupe Imagination et François Feldman, voilà les artistes qui étaient invités pour cette version 2006 de la célèbre fête airoise du mois de septembre.

La première citée se sera surtout plus fait connaître pour sa participation à une émission de télé-réalité, en l’occurence La ferme célébrités sur TF1 que pour ses chansons. D’ailleurs elle s’était faite remarquée pour ses paroles cultes qualifiée « d’Eve-angélismes ». En outre, lors de son passage à Aire, ou elle interpréta notamment « Avant de partir » et « Une chanson dans le coeur », la chanteuse était suivie par une caméra qui filmait ses moindres faits et gestes pour une autre émission de télé-réalité : « La vraie vie d’Eve Angéli ». Par ailleurs, Quelques jours plus tard, le Festival était mis à l’honneur indirectement dans « le Petit Journal » présenté par Yann Barthès sur Canal + puisque ce dernier ironisait sur la présence de la chanteuse à la célèbre fête airoise.

Pour la deuxième partie, c’est François Feldman accompagné de tous ses tubes qui a mis en ébullition la Grand Place. « Les valses de Vienne », « Joy », « Joue pas », « Le mal de toi », « Rien que pour toi », « J’ai peur », « Je te retrouverai » ou encore « Magic Boulevard » Autant de succès dont les refrains furent repris à l’unisson avec le chanteur par le nombreux public airois massé devant le podium installé pour l’occasion.

Pour le final de ce spectacle de variétés 2006, place à l’électro-funk avec en chair et en os la présence dans la cité de Lydéric de Lee John qui fait désormais vivre l’âme d’Imagination en reprenant les succès de ce groupe des années 1980 dont bien sûr les célébrissimes « Just an illusion », « Flashback » et « Music and lights ».

2007 : Comme un air de Suède

Malgré les années, la fête populaire airoise du mois de septembre ne prend pas une ride. Sport, cortège et variétés font toujours recette et ce cocktail concocté par les différentes municipalités successives avec quelques aménagements depuis 1962, bien sûr, perpétue la tradition année après année. Et en ce dimanche 2 septembre 2007, après le gala de catch de la veille, c’est les courses pédestres de l’Osa Athlétisme qui lançaient les festivités dominicales.

A 15h, Harmonies, groupes et majorettes s’étaient donnés rendez-vous place de la Gare pour prendre part au cortège sous l’oeil bienveillant de Lydéric et son épouse Chrymilde, les deux géants airois. A noter parmi les vedettes de la parade 2007, la présence de musiciens juchés sur des bicyclettes, une première à Aire. Ils étaient d’ailleurs particulièrement applaudis sur le parcours par un public impressionné par tant de dextérité. Parmi les autres ensembles, on pouvait noter la présence de lanceurs de drapeaux, d’un groupe de musique créole, d’harmonies dont celle d’Aire bien évidemment, de majorettes et d’un groupe de danseuses brésiliennes.

Concernant le spectacle de variétés, la première partie était composée d’un couple de chanteurs et de danseuses qui avaient chauffé l’assistance avec des chansons des années 80, suivi de la « Ch’tite comédie », une sorte de comédie musicale qui reprenait des chansons françaises dont « Le téléphone pleure » de Claude François transformées en version « Ch’ti ».

Ensuite, c’était au tour de Jonatan Cerrada de monter sur scène. Le gagnant de la première édition de l’émission « À la Recherche de la Nouvelle Star » sur M6 en 2003 était attendu par de nombreux fans. Il avait offert au public lors de son tour de chant le titre « Je voulais te dire que je t’attends », une reprise de la chanson de Michel Jonasz mais également « A chaque pas », qu’il avait interprété en 2004 au Concours Eurovision de la chanson à Istanbul en représentant la France.

Pour clore cette 46ème édition et avant le spectacle pyrotechnique, c’est le groupe « Abba Bootleg » qui était chargé de terminer cette soirée en beauté. Ce groupe originaire de Birmingham en Grande Bretagne proposait au public de se replonger dans la folie de ce groupe suédois mondialement connu. Ambiance pop et disco ce soir là sur la Grand Place avec les tubes comme « Mamma Mia », « Dancing Queen », « Money, Money, Money » ou encore « Take a Chance on Me », « Gimme! Gimme! Gimme! » et l’inévitable « Waterloo » une chanson qui avait permis au groupe Abba de remporter le concours de l’Eurovision en 1974

2008 : Un festival sous le signe du changement

Après le changement de municipalité opéré au printemps en cette année 2008, le Festival va connaître lui aussi quelques nouveautés pour sa 47ème édition. Le samedi soir, le Gala de Catch organisé par les Sous-Officiers de Réserve à la salle du Manège connut un énorme succès. La salle était pleine à craquer et l’ambiance à son paroxysme. Il faut dire que depuis quelques années, ce sport-spectacle est redevenu à la mode surtout auprès du jeune public grâce notamment à la T.N.T qui propose de suivre des matchs en provenance des Etats Unis. Prince Zéphir et consorts ont donc été accueillis en véritables stars par des enfants parfois en larmes quand « leur héros » était en difficulté.

Le dimanche matin, les organisateurs étaient passablement inquiets car il pleuvait sans discontinuer depuis la nuit. Et c’est sous des trombes d’eau que les athlètes inscrits dans les différentes catégories d’âge participèrent aux courses pédestres de l’Andouille.

A noter que c’est Franck Marchandise qui remporta la course des As. La municipalité fraîchement élu et François Lermytte, conseiller municipal et nouvel organisateur du Festival avait choisi pour le spectacle de variétés de faire confiance à NRJ, la célèbre station de radio. Et cette dernière a mis les petits plats dans les grands, puisqu’elle organisait tout au long de ce dimanche des duplex depuis Aire avec des interviews de différentes personnalités airoises.

Pour le cortège, la pluie avait enfin cessé et même si le temps restait menaçant, les spectateurs présents une nouvelle fois en masse n’avaient nullement besoin du parapluie. Cette année, le cortège accueillait des groupes inédits et en dehors des fidèles harmonies d’Aire et de Roquetoire, des géants airois et des majorettes, les autres groupes défilaient à Aire pour la première fois. Les groupes belges et hollandais étaient à la fête avec fanfares et majorettes. De drôles d’ours polaires avec une serviette de plage et un tuba déambulaient en ville, précédant une harmonie belge portant des tenues de carnaval, des joueurs de cornemuse provenant d’Anvers et un groupe folklorique espagnol.
Alors qu’auparavant le cortège prenait fin devant le Bailliage en présence des élus, cette année-là les organisateurs ont décidé de bouleverser les habitudes avec l’instauration d’une parade finale au beau milieu de la Grand Place, permettant ainsi à un plus grand nombre de spectateurs de profiter du spectacle et aux groupes de présenter leur savoir-faire grâce à cet espace délimité par des barrières.

Le Gala de Catch

Après cette parade, Monsieur Dissaux, le tout nouveau Maire d’Aire sur la Lys, comme le veut la coutume, procéda au jet d’andouille, accompagné de ses invités et de la chanteuse Myriam Abel. Cette dernière, très abordable, était arrivée dès 13h en ville et en avait profité pour se restaurer en toute simplicité sur la Grand Place.

La gagnante de la saison 3 de la Nouvelle Star fît d’ailleurs l’ouverture du spectacle de variétés et inaugurait pour l’occasion l’immense scène dressée devant l’Hôtel de Ville. Le public pût découvrir ou redécouvrir cette voix magnifique au travers de son titre phare « Donne », « No one » d’Alicia Keys, ou encore de la reprise de Tracy Chapman « Baby can I hold you ». La grande vedette de cette édition n’était autre que Gilbert Montagné. Il a insufflé au public airois sa joie de vivre, son énergie et offert tous ses tubes comme les célèbres « On va s’aimer », « Les Sunlights des Tropiques », ou « The fool ».

2009 : Un nouveau départ

Après les quelques innovations de l’année précédente, les organisateurs décident de modifier le lieu de départ du cortège, pour en faire profiter à toute la population airoise. Après la place de la Gare, qui a d’ailleurs son propre cortège le lundi de Pâques, c’est le quartier de Lenglet qui a été choisi pour accueillir l’ensemble des groupes. Après les courses pédestres du matin dont celle des 10 kilomètres, remportée pour la deuxième année consécutive par Franck Marchandise, la place Philippe d’Alsace et ses alentours se font envahir pacifiquement par une horde de musiciens, de majorettes, d’échassiers et de chevaux.

Les organisateurs ont réussi le tour de force d’accueillir au sein du cortège de l’Andouille, un groupe de musiciens belges montés sur des chevaux : « De Rijbaan piet » qui ont fait forte impression tout au long du cortège. Parmi les participants, on notait la présence pêle-mêle de la batterie-fanfare du Val de Lys, des majorettes d’Aire portant un costume de Pierrot, le Damiate band d’Haarlem au Pays Bas, les célèbres Gilles et leurs oranges, et enfin les échassiers de Merchtemse en Belgique qui ont conquis le public devant tant de dextérité, sans oublier bien sûr l’Harmonie d’Aire.

Après le cortège qui prit fin comme l’année d’avant par la parade finale et le jet de l’Andouille, le spectacle de variétés pouvait débuter avec en première partie le groupe « Toulouse ». Ce trio, originaire de la ville rose a su mettre l’ambiance en reprenant notamment les tubes des groupes Gold et Images qui viennent tout comme eux de la capitale de Midi-Pyrénées.

Après cette mise en bouche aux couleurs des années 80, Magic System, les invités vedettes de cette 48ème édition pouvait à leur tour entrer en scène. Ce groupe originaire de la Côte d’Ivoire et qui s’est fait connaitre avec la chanson « Premier Gaou » a fait vibrer et danser le public airois toute la soirée avec sa musique issue du mouvement « zouglou ». Aucun des titres du groupe ne manquait que ce soit « Zouglou dance », « Bouger, Bouger » en passant par « Ki dit mié » ou le tube sortie cette année là : « Même pas fatigué »

2010 : Nouveau succès populaire pour le Festival

Alors que le soleil commençait timidement à chauffer la Grand Place de ses rayons et les courses pédestres commençaient à peine, il y avait déjà plus d’une dizaine de fans au pied de la scène, prêts à attendre plusieurs heures pour voir et écouter leur chanteur, et invité vedette de cette 49ème édition : Quentin Mosimann. On n’avait jamais vu cela à Aire.

De Paris, de Metz, de Belgique, et de la région bien sur, ces « potefans », comme ils se qualifient eux mêmes, ont rejoint au fur et à mesure la Grand Place tout au long de la journée. Pendant ce temps, les courses se succédèrent les unes après les autres, les athlètes s’étant à nouveau donné rendez-vous en nombre pour fouler les artères airoises.

Après cette matinée sportive, et le calme retrouvé de la Grand Place durant la pause déjeuner, l’heure était aux préparatifs pour le cortège du côté de la place du Château. En effet, selon le souhait de la municipalité et après le quartier de Lenglet, c’était au tour de la résidence Bayard d’avoir la primeur de ce cortège version 2010.

Ce cortège était comme de coutume coloré de part la présence de nombreux groupes, harmonies et showbands. L’attraction phare était sans conteste la présence exceptionnelle du « Drumpcorps de Coventry » composé des cadets de la marine britannique. En dehors des habitués du cortège airois comme les harmonies d’Aire, de Roquetoire, ou encore le showband local, les spectateurs ont pu découvrir tout au long du parcours et lors de la parade finale, les néerlandais du Marching Band Jubal, les Emeraudes de Bonningues les Ardres, les Fauvettes de Jeumont et les grenadiers de Soignies. Les clowns ont mis de l’animation dans les rues qu’ils soient grimpés sur leur drôles de bicyclettes ou perché sur leur turbeauté, une voiture monté sur des vérins. Les géants airois avaient eux invité leur homologue mervillois, le célèbre Caou, à parader. Enfin la gente masculine n’avaient d’yeux que pour les très jolies danseuses brésiliennes originaires de la région boulonnaise.

Après la parade finale et le célèbre jet de l’andouille, une foule impressionnante s’était amassée au pied de la scène, rejoignant les fans présents depuis le début de la matinée. Et avec un peu de retard, le concert proposé par « NRJ » pouvait enfin débuter. C’est Jean Pierre Mader, qui a connu son heure de gloire dans les années 80, qui était chargé de chauffer l’assistance avec quelques titres de son répertoire comme « Disparue », « Jalousie », « Un pied devant l’autre » et surtout le tube incontournable « Macumba ». Après ce retour en arrière dans le temps, il céda la place au Collectif Métissé.

Ce groupe avec à sa tête « Dj Fou » et « Soma Riba » a littéralement mis le feu à la Grand Place notamment lorsque les membres du groupe reprirent leurs chansons entrainantes comme « Laisse toi aller bébé » et « Debout pour danser », le public et surtout les plus jeunes n’hésitant pas à reprendre la chorégraphie. Le public était fin prêt et au sommet de sa forme pour accueillir la vedette de cette journée : Quentin Mosimann.

Pour certaines personnes du public, c’était une découverte, mais le jeune chanteur, issu de la « Star Académy » a offert aux spectateurs son « Exhibition Tour », ultime répétition d’après les « potefans » avant son passage à l’Olympia quelques jours plus tard. Cette véritable pile électrique, pendant près d’une heure et demie a fait le show sur scène et a transformé la grand place en un immense dance floor lors de la seconde partie de son concert pour le plus grand plaisir de ses « potefans ». Le Festival 2010 s’est terminé vers 23h avec le spectacle pyrotechnique accompagné des tubes de Michaël Jackson.

De 2011 à …

2011 : Une cinquantième édition bien arrosée

A événement exceptionnel, programme exceptionnel pour cette édition 2011 avec 4 jours de festivités. Le vendredi soir, les Sous-officiers de Réserve ont donné le coup d’envoi avec leur gala de catch devant 500 spectateurs.

David Michel, le loup solitaire et le redoutable Bulldog ont ouvert la soirée, suivi par un match à 4 mixte avec d’un côté les chouchous du public, Jimmy Gavroche associé à Divine Isabella et de l’autre les « méchants de service » avec Hugo Perez et sa partenaire accompagné de leur manager. Après un premier entracte, la soirée s’est poursuivie avec un duel de voltigeurs. Tom la Ruffa, le gréco-romain et WS Kid, le meilleur voltigeur d’Europe s’en sont donné à cœur joie, offrant au public une succession de sauts du haut de la 3ème corde. L’avant dernier match, quant à lui, voyait s’affronter, un catcheur écossais et Bernard Vandamme, l’homme de la jungle. Les deux hommes forts ont fait le spectacle avant le dernier match proposé par les organisateurs. Et pour ce dernier combat surprise, ce sont 8 catcheurs qui se sont retrouvés sur le ring.

Après la soirée dansante du samedi soir, qui faisait son grand retour, et la pluie de la nuit, la journée de dimanche débutait sous un ciel redevenu plus clément pour le début des courses pédestres de l’Osa Athlétisme. De 9h à 10h, les courses de jeunes se sont enchainées avant de laisser la place ensuite aux adultes et aux cadets. Parmi les 142 participants sur la course des 5 kms, c’est Monchy du RC Arras qui décrochait la timbale, en lâchant à un kilomètre du but ses poursuivants directs Boucher (2ème) et Tétart (3ème). Pour la dernière course de la matinée, celle des 10 kms, après le coup de starter, ce sont 173 coureurs qui ont pris la direction de la rue Notre-Dame pour parcourir les 4 grands tours du circuit. En tête de course, Fevrier en provenance de Frévent, prit immédiatement le commandement de la course. A la fin du premier tour, ses poursuivants se trouvaient déjà à plusieurs dizaines de mètres et l’écart ne fit que croître au fil des tours. Fauvez,, Delebecque de l’OSA Athlé complétaient le podium à l’arrivée.

Après cette matinée sportive, place au cortège folklorique l’après-midi. A 15h, le long serpent multicolore quittait la salle Berton et se mettait en route pour rejoindre la Grand Place via les rues du centre ville. Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas l’Harmonie Batterie Municipale d’Aire sur la Lys dans sa toute nouvelle tenue qui s’élançait en tête, mais son homologue d’Harelbeke, invitée d’honneur du Festival dans le cadre du rapprochement entre les deux cités. D’ailleurs, Madame Rita Beyaert, bourgmestre de la cité flamande était également présente en tête de cortège en compagnie d’adjoints airois. Pour fêter l’anniversaire du festival, des pompiers de Menden-Lendringsen avaient également fait le déplacement depuis l’Allemagne et défilaient aux cotés de leurs collègues airois.

Tandis que Lydéric et Chrymilde suivaient de près le géant Bavo de Bavikhove, en compagnie de l’harmonie voisine de Roquetoire, les musiciens à bicyclette du Royal Guidon d’Hesbignon en Belgique faisaient preuve d’habileté et d’adresse. En arrivant en centre ville, la pluie faisait son apparition. Mais il en fallait plus que cette douche écossaise pour refroidir les joueurs de cornemuse du Pipe Band « Fleming », interprétant le célèbre « Amazing Grace » devant la foule abritée sous des parapluies et présente tout le long de la rue du Bourg. Alors que le cortège arrivait sur la Grand Place pour la grand parade finale, le soleil faisait enfin son apparition. Il ne pouvait en être autrement avec la présence parmi les groupes du « Caraïbbean Show », un groupe de danseurs et musiciens antillais et des vahinés de la troupe « Aloha Tahiti » qui ont d’ailleurs profité de la parade pour convier Monsieur le Maire et ses invités pour une leçon de tamouré, une danse polynésienne. Etaient également présents pour cette édition 2011, les majorettes du show band airois, la fanfare Drumspirit de Dadizeele et les gendarmes de Saint Tropez et leur Méhari. Ces derniers ont, quant à eux, copieusement arrosé la foule massée sur plusieurs rangées autour de la grand place et les élus d’une pluie…mais cette fois de confettis.

Après le cortège, place à l’incontournable jet de l’andouille depuis le haut du Bailliage. Et devant une foule nombreuse ayant déjà pris place au pied du monument, Monsieur le Maire, Jean Claude Dissaux, ses invités et les chanteuses Leslie et Inna Modja ont perpétué la tradition en lançant au public les sachets contenant les précieuses rondelles de cette charcuterie renommée sous l’oeil bienveillant de Messieurs Fumery père et fils, derniers représentants de la confrérie de l’andouille d’Aire.

Du côté de la Halle au Beurre, transformée comme tous les ans, en Taverne de l’Andouille, les charcutiers de la ville Fumery, Jovenin, Duplouy et Legrand proposaient au public dégustation et vente. Du matin au soir, l’endroit n’a pas désempli. Pour certains airois, il est d’ailleurs de coutume de repartir chaque premier dimanche avec son morceau d’andouille, tradition oblige.

Alors que le jet de l’Andouille battait son plein du côté du Bailliage, de nombreux spectateurs s’étaient déjà rassemblés au pied de la scène, installée pour l’occasion devant l’Hôtel de Ville, afin d’assister au concert gratuit offert par la municipalité. Et alors que le spectacle était sur le point de débuter, une invitée de dernière minute est venue jouer les trouble-fêtes. En effet, une averse d’une rare intensité s’est abattue sur la grand place contraignant la foule à fuir pour s’abriter. Seule une poignée de courageux était restée, s’abritant comme ils le pouvaient. Fort heureusement, la pluie cessa rapidement et après avoir balayé la scène et réglé les soucis techniques liés aux intempéries, le spectacle pouvait enfin débuter. Il était certainement écrit que rien ni personne ne pourrait empêcher le public airois de fêter dignement la 50ème édition du Festival de l’Andouille.

C’est tout d’abord la chanteuse Shérifa Luna qui ouvrit le bal, en reprenant quelques uns de ses succès dont un de ses derniers titres « All alone ». Après avoir réchauffé la foule revenue en nombre mais trempée, c’est Leslie et son dernier titre « I need you more » qui prirent le relais avant de céder la place au DJ suisse Remady accompagné du chanteur Manu-L et de deux danseuses qui firent tourner bien des têtes parmi la gente masculine. La quatrième artiste a se présenter sur scène, à savoir Inna Modja, offrit au public son tube du moment « French cancan ».

2012 : Mickaël Jones, Tal and co

En ce premier week-end de septembre, les airois avaient l’occasion de faire la fête une dernière fois à l’occasion du 51ème Festival de l’Andouille avant d’attaquer la rentrée des classes. Pour ce faire, la municipalité avait concocté un programme de qualité avec le gala de catch des sous-officiers de réserve, les courses pédestres de l’Osa Athlétisme, le cortège folklorique, le concert gratuit et le feu d’artifice sans oublier bien évidemment le traditionnel jet de l’andouille.

Les sous-officiers de réserve avaient la lourde tâche d’ouvrir les festivités avec leur gala de catch. Désertant cette année la salle du Manège pour cause de travaux imminents, c’est la salle Ducrot, rue de Bretagne qui accueillait pour la première fois cette manifestation. Plus de 500 spectateurs avaient pris place autour du ring pour assister aux 6 combats de qualité proposés tout au long de la soirée.

Lors du premier combat, David Michel prit l’avantage sur le redoutable Docteur Von Müller pour la plus grande joie des jeunes spectatrices amassées le long des barrières. Jimmy Gavroche rencontra quant à lui beaucoup plus de difficultés face à son adversaire du soir. La différence de poids considérable entre les deux athlètes et un arbitrage conciliant furent de trop pour le titi parisien qui réussit néanmoins à arracher du sol son homologue pour le placer sur son dos sous les encouragements du public. Flesh Gordon et son partenaire prirent l’avantage à la régulière sur le redoutable « Bulldog » et « Inca Warrior ». Mais un carton rouge plus que litigieux des arbitres du soir à l’encontre des vainqueurs provoqua la colère de l’assistance à juste raison. Prince Zéfy effectuait ensuite son grand retour à l’occasion du gala d’Aire sur la Lys. Opposé au champion de France Mickey Trash et son perfide manager, il remporta son match, après avoir déjoué les fourberies du duo machiavélique…

Le grand moment de la soirée pour la gente masculine était sans conteste le choc féminin entre Sindy et Angel’s bombita. Les deux blondes ne se ménagèrent pas mais le combat tourna court avec la victoire par immobilisation de la seconde nommée. Enfin pour clore ce gala 2012, c’est un combat royal à 8 en deux manches gagnantes qui fut proposé au public
qui n’en demandait pas tant. Après une défaite lors de la première manche, Flesh Gordon et consorts remirent les pendules à l’heure en remportant les deux manches suivantes.

Comme de coutume, l’Osa Athlétisme ouvrait la journée du dimanche avec ses fameuses courses pédestres. Cinq courses étaient inscrites au programme de cette matinée. Les benjamins et minimes furent les premiers à fouler les pavés de la grand place. Puis après l’école d’athlétisme et les poussins, c’était au tour des cadets, des juniors, des seniors et des vétérans de rentrer en piste à l’occasion des 5 et 10kms.

Le Saint-Venantais Laurent Delannoy remportait la première course, devançant d’une dizaine de secondes l’airois Arnaud Cockelaer et Mathias Cucheval de Lys Aatri qui terminèrent au sprint. Sur l’épreuve reine, parmi les 190 participants sur la ligne de départ, c’est Benjamin Ryckelynck d’Artois athlétisme qui tirait son épingle du jeu en franchissant la ligne en premier au terme des quatre tours. David Leclercq du Cot Saint-Omer Calais et le liévinois Sébastien Arzu complètent le podium dans cette ordre. A noter, la très belle 5ème place de Vincent Joseph, le nouveau directeur général des services de la mairie d’Aire sur la Lys.

Pour conclure cette 51ème édition, et avant le feu d’artifice au jardin public, la municipalité proposait un concert live gratuit en partenariat avec Nrj sur la grand place d’Aire sur la Lys. Cette année, Michaël Jones, le groupe Ocean Drive et la jeune chanteuse Tal se partageaient l’affiche.

C’est tout d’abord, le gallois Michaël Jones qui proposa au très nombreux public présent des chansons de son répertoire, ainsi qu’un medley de quelques-unes des chansons interprétées par Jean Jacques Goldman, son ami de longue date. Sa simplicité et sa gentillesse ont conquis le coeur des airois.

La scène dressée au pied de l’hôtel de ville a ensuite vibré au rythme de l’electro du groupe Ocean Drive. Gilles Luka, la délicieuse Solenn-Oceanne et la Djette Maeva Carter ont enflammé le public en proposant les titres du groupe comme « Some people », « Whatever » ou encore le dernière single « Revolution » avant que Maeva Carter, seule en scène, n’offre un set explosif en mixant sur les titres dance floor du moment.

Enfin, Tal prit le relais sur scène pour le plus grand plaisir du jeune public venu en nombre. Pendant une vingtaine de minutes, elle offrit au public quelques une de ses chansons dont ses deux tubes « le sens de la vie » et « je prends le large » repris en choeur par ses fans. Le concert prit fin vers 22h et le public fut convié à rejoindre le jardin public pour un spectacle pyro symphonique avec un final grandiose ou les fusées et autres bombes ont illuminé le ciel airois…

Après le calme relatif de la mi-journée, une certaine agitation régnait en début d’après-midi autour de la salle Foch. Pendant que des clowns se maquillaient, des musiciens répétaient leurs gammes, une majorette ajustait sa tenue, un mexicain faisait des étirements, le tout sous le regard d’oies amusées par le spectacle. C’était une certitude. Le cortège allait prendre son envol d’une minute à l’autre.

L’Harmonie-batterie d’Aire sur la Lys s’élançait en première en prenant la direction de la rue Herriot pour un détour avant de rejoindre ultérieurement le centre ville par la rue du Puits. Lydéric lui emboitait le pas suivi de près par les choucoules de Bailleul. A leur passage, c’etait une pluie de confettis qui s’abattait sur les nombreux spectateurs placés le long du parcours. Le showband néerlandais Damiate en provenance d’Harlem, l’harmonie de Roquetoire et Chrymilde entraient à leur tour en scène. Puis La géante airoise laissait la place ensuite à un défilé de couleurs avec les majorettes du showband airois et les célèbres mascottes qui ont fait le bonheur du jeune public.

Côté folklore, les airois ont pu apprécié la musique portugaise avec le groupe « Los Minhotos », les sonorités bretonnes offertes par le bagad Keriz et découvrir la culture aztèque avec le ballet Huichol. Un véritable festival de couleurs. Autre grand moment de cette édition 2012, la présence de Pépiloue, de son chien et de ses oies qui ont surpris et fait l’admiration de plus d’un spectateur. A noter la présence dans le cortège de l’harmonie Sainte Cécilia d’Harelbeke. Après le parcours en centre ville, les groupes se sont présentés un à un sur la Grand Place noire de monde (comme le centre ville) pour la parade finale en présence de Monsieur Dissaux, maire d’Aire sur la Lys et de ses invités.

Le premier magistrat fut d’ailleurs sollicité une première fois par les choucoules pour une danse improvisée en compagnie de Monsieur Lefait, député et Monsieur Magnier, maire de Saint Omer avant de se revenir une seconde fois sur au centre de la place pour une seance de dressage en compagnie de Pépiloue et ses oies. Le cortège terminé, la foule s’est déplacé jusqu’au pied du bailliage pour assister au traditionnel jet de l’andouille. Depuis la bretêche, le maire de la commune et le chanteur Michaël Jones entre autres ont lancé au public les petits sachets contenant les rondelles de charcuterie.

2013 : Michel Jonasz et les rois de la Soul enflamment la Grand Place

Après un été radieux, le soleil était encore de la partie pour la 52ème édition du Festival de l’Andouille en ce premier week-end de septembre.

Le gala de catch organisé par les Sous-Officiers de Réserve à la salle Ducrot a attiré environ 500 personnes férues de ce sport-spectacle. Après la Wrestling Stars ces dernières années, c’est l’European Catch Tour Association qui était chargée de proposer un programme de qualité avec six combats dont un féminin, un championnat du monde de la ligue ECTA et enfin un match à 10 pour conclure la soirée. Le public connaisseur a régulièrement vibré tout au long de la soirée pour ses chouchous contestant bien souvent à raison les décisions arbitrales. Au final, Chuck Cyrus bat Gabriel Angelfyre, Adam Polak gagne contre Andy Boy Simmonz après disqualification. Le duo Antonio le Gigolo/Ryan Cross l’emporte contre Mickey D. et Matt Payne. The Bull devient pour la 3ème fois champion ECTA face à Tristan Archer. Lady Lory, quant à elle, conserve son titre face à Kazza G. Sur le match à 10 par élimination c’est Chuck Cyrus, grand gagnant de la soirée qui tire son épingle du jeu en finissant seul sur le ring.

Dimanche matin, ce sont les athlètes licenciés ou amateurs qui avaient rendez-vous sur la Grand-Place pour les courses pédestres de l’Andouille. Près de 450 sportifs ont pris le départ des 5 courses programmées tout au long de la matinée. Sur la course des 5 kilomètres, après sa 3ème place en 2012, Mathias Cucheval du Lys Aa Tri remporte la course devançant de 30 secondes ses poursuivants David Thesse et Yoann Marcq qui remporte la course cadets. A noter la 4ème place de Mickaël Lardeur et la 5ème de Mickaël Lardeur.

Sur la course reine des 10 kilomètres, L’airois Fabrice Cossart domine de la tête et des épaules ses adversaires puisqu’il franchit la ligne d’arrivée avec près de 50 secondes sur David Leclercq et près d’1min et 15 secondes sur le liévinois Sébastien Arzu. La sociétaire de l’Osa Athlétisme, Rebeca Leon Concepcion finit première féminine avec une minute d’avance environ sur une autre airoise, Sophie Thieuleux et deux minutes d’avance sur Virginie Bonduaeux de Loon Plage. Chez les juniors c’est encore un airois, Fabien Marcq, qui rafle la mise.

Après la salle Berton en 2011 et la salle Foch en 2012, c’était, cette année, au tour de la salle Ducrot de servir de point de départ au cortège folklorique. L’Harmonie Batterie Municipale d’Aire sur la Lys ouvrait la voie suivi de près par le géant airois Lydéric. Après un premier passage en 2011, l’Harmonie Eendracht & Vrijheid d’Harelbeke (Belgique) effectuait son retour dans la cité airoise accompagné par Chrymilde, l’autre géante airoise.

Le groupe Polonia de Douai et ses magnifiques costumes, le Pipes and Drums Samarobriva, la Banda Sainte Olloise et son ambiance digne du sud-ouest, le groupe Ethnick 97 de Créteil avec ses rythmes antillais et le Showband Antonius (Pays-Bas) et sa rigueur militaire ont dépaysé les nombreux spectateurs présents tout au long du parcours et sur la grand-place pour la parade finale. Enfin, la Pitchoune, une voiture humoristique, montée sur verrins hydrauliques, a déclenché les rires tout au long de son passage.

A la fin du cortège, la foule avait rendez-vous au pied du Bailliage pour assister au célèbre jet de l’andouille, l’une des spécialités airoises, effectué par Monsieur Jean-Claude Dissaux, Maire d’Aire sur la Lys et ses invités. Tout au long de la journée, les charcutiers airois proposaient à la vente la fameuse charcuterie airoise au sein de la Halle au Beurre.

En début de soirée, c’est vers la scène installée sur la Grand Place que les yeux étaient rivés afin d’assister au concert gratuit offert par la municipalité. Après une série de jeux proposés par la radio Métropolys, ce sont des jeunes talents des « Années Hits Tour » issus des émissions « The Voice 2  » sur TF1 et « Nouvelle Star » sur D8 qui ont ouvert le bal. En solo, en duo ou tous ensemble, Kareen Antonn, Charlotte Berry, Sandra Brandon, Jo-Soul, Michaël Lelong, et Eric Traonouez ont offert au nombreux public une reprise de tubes du moment comme ceux de Robin Thicke, Daft Punk, Emmanuel Moire, ou encore M.Pokora.

Après cette première partie, Michel Jonasz, Ahmed Mouici, la chanteuse américaine Janiece Jamison et les Gibson Brother’s ont rendu hommage à trois monstres sacrés de la musique : James Brown, Otis Redding et Aretha Franklin devant environ 7000 personnes d’après les organisateurs. Pour ceux qui n’étaient pas au pied de la scène ou ceux qui étaient attablés aux terrasses des cafés, un écran géant leur permettait de suivre le concert. A noter que le concert était présenté par Fabien Lecoeuvre, vu notamment dans l’émission « les Années Bonheur » sur France 2 ou encore « Village départ » sur France 3 pendant le Tour de France.

Pour conclure cette 52ème édition du Festival de l’Andouille, le public avait rendez-vous rue des Alliés (pour la première fois) afin d’assister au feu d’artifice. Pour l’occasion et par mesure de sécurité, la D943 était interdite à la circulation le temps du spectacle.

2014 : Keen’V attire les foules. Record d’affluence battu

A Aire sur la Lys, qui dit premier week-end de septembre dit forcément Festival de l’Andouille. En effet, depuis 1962, l’andouille, l’une des spécialités airoises est mise à l’honneur. Cette fête populaire au sens noble du terme connait chaque année un véritable succès. Et cette 53ème édition ne déroge pas à la règle. Il semble même que le record d’affluence ait été battu. Certaines sources parlent de 12000 à 15.000 personnes présentes pour assister au concert du chanteur Keen’V. De plus, un des ingrédients incontournables pour que le Festival de l’Andouille soit une réussite, c’est une météo favorable. Et cette année encore, le beau temps était à nouveau du côté des organisateurs. A croire que le soleil aime particulièrement la manifestation airoise.

Les festivités ont débuté le samedi soir à la salle Ducrot avec le Gala de Catch organisé par les Sous-Officiers de Réserve. Pendant près de 3 heures, les 400 spectateurs présents ont assisté à 6 combats de haut rang. L’Europe Catch Tour Association, sélectionnée par les organisateurs pour la seconde année consécutive a proposé à l’assistance un programme de qualité tout au long de la soirée avec une ambiance parfois électrique qui est montée crescendo au fil des oppositions.

Du côté des résultats » de ce gala 2014, notons les victoires de « Kip Sabian » qui devient le premier junior sacré Champion de la ECTA, la double victoire de « Tristan Archer » et ses « amis » dans les matchs à 3 contre 3, et 5 contre 5. Lady Lory remporte son match face à Sweet Saraya et devient par la même occasion la nouvelle championne ECTA et ce pour la deuxième fois de sa carrière. Dans le choc des titans, l’impressionnant « King Kendo » devient le nouveau champion des poids lourds ECTA après sa victoire face à « The Bull »

Dimanche matin, pendant que les techniciens s’affairaient à monter la scène dédiée au concert du soir, c’était au tour de l’Osa Athlétisme et de ses nombreux bénévoles d’entrer en piste pour les traditionnelles courses pédestres de l’Andouille qui fêtait d’ailleurs cette année ses 25 ans d’existence.

Tout au long de la matinée, ce sont plus de 450 sportifs qui ont foulé les pavés de la Grand Place au cours des 5 courses programmées par le club airois. Parmi tous ces athlètes, on pouvait signaler la présence de membres d’autres clubs sportifs tels que le Club de Boxe Airois ou le Volant airois pour ne citer qu’eux et qui étaient particulièrement bien représentés sur les courses des 5 et des 10 kilomètres. Le temps d’une matinée, ils avaient laissé gants et raquette au vestiaire pour venir humer l’air du centre-ville.

Au niveau des résultats, l’Osa Athlétisme tire son épingle du jeu avec les victoires entres autres de Clémence Jourdant (benjamine), de Gwendoline Trouessin (minime) de Valentin Poreye (poussin), de Nicolas Depriester (Vétéran1 – 5kms), de Stéphanie Pelcat (Vétéran1 – 5 kms), d’Olivier Bruno (Vétéran1 – Scratch – 10kms), de Bruno Mayé (Vétéran2 – 10kms), de Rebecca Leon Concepcion (Vétéran1 – 10kms), de Sophie Thieuleux (Seniors – 10kms) et de Noémie Martel (Juniors – 10kms).

Par ailleurs, une trentaine de participants ont courru pour la bonne cause puisqu’ils soutenaient aussi bien moralement que financièrement (en s’incrivant) l’association des Blouses Roses qui luttent contre la solitude des personnes âgées et des malades, enfants ou adultes, en leur offrant des animations ludiques et créatives.

Comme il est de coutume depuis maintenant plusieurs années, le cortège folklorique international s’élance chaque année d’un endroit différent de la commune et cette année c’est la rue Jean Jaurès qui avait été sélectionnée par les organisateurs. A 15h30, l’Harmonie Batterie Municipale d’Aire sur la Lys donnait le signal du coup d’envoi du cortège en empruntant la rue Carnot, pour s’en aller rejoindre le boulevard Foch via la rue du Mardyck. Lydéric et Chrymilde, les deux géants airois accompagnés de l’Harmonie de Roquetoire lui emboitèrent le pas.

Côté international, la discipline et la fantaisie du Drum and Showfanfare Advendo (Pays Bas) ont fait forte impression auprès du public. Sur un registre folklorique et historique, pendant que les Volontaires de la Révolution Brabançonne défilaient au pas cadencé, fusil à l’épaule, le groupe de la Maison des Artistes de Pékin faisaient virevolter leur dragon au son des tambours et des cymbales tout au long du parcours d’un peu plus de 3kms.

Qui dit cortège, dit forcément majorettes, et cette année, c’est le charme et la beauté slave qui était à l’honneur avec la présence de majorettes originaires de Zlin en République Tchèque accompagnées de leurs musiciens. Le Showband airois était bien évidemment également de la fête. le groupe local a décidément plus d’un tour dans son sac puisqu’en plus de ses désormais traditionnelles mascottes, il était accompagné d’un char sur lequel trônaient les princesses de Disney telles que Cendrillon, Blanche Neige, Jasmine….

Pour ce qui est du dynamisme, c’est le groupe de jeunes danseurs belges de la compagnie Aglaja qui a déclenché les applaudissements tout au long du parcours. Si ce groupe défilait pour la première fois lors du cortège de l’Andouille, ce n’est pas pour autant pas leur première apparation dans la cité de Lydéric, puisque par deux fois déjà, il avait déjà participé au cortège de la ducasse de la gare, le lundi de Pâques. Enfin, l’exotisme n’était pas en reste puisque les rythmes antillais ont également résonné dans les rues d’Aire avec la présence d’un groupe originaire de la région parisienne.

Le cortège s’est achevé par un passage en centre ville noire de monde avant la grande parade finale sur la Grand Place. A la fin du cortège, la foule avait rendez-vous au pied du Bailliage pour assister au célèbre jet de l’andouille, effectué par Monsieur Jean-Claude Dissaux, Maire d’Aire sur la Lys et ses invités. Tout au long de la journée, les charcutiers airois proposaient également à la vente la fameuse charcuterie airoise au sein de la Halle au Beurre.

Pour conclure cette journée en beauté et avant le spectacle pyrosymphonique tiré depuis le barreau des Alliés, la foule s’était massée au pied du podium pour assister au concert offert par la municipalité et organisé en collaboration avec la Radio NRJ. Pour débuter la soirée, c’est le groupe originaire de Mametz « Miss Jacqueline » fan de rock anglais et plus particulièrement de Franz Ferdinand, et d’Artic Monkeys entre autres qui avait le privilège de fouler la scène en premier.

Après cette mise en bouche savoureuse, place à la nostalgie des années 80 avec Alain Llorca, ex membre du groupe Gold. il a repris pendant son tour de chant les plus grands tubes du groupe toulousain comme « Calicoba », « Plus près des étoiles », « Capitaine abandonné », « Rio de janvier » entre autres, des titres bien évidemment en choeur par le public.

Pour ce qui est de la tête d’affiche de cette édition 2014, c’est l’incontournable Keen’V qui avait été choisi par la municipalité. Un choix judicieux au vu du record de spectateurs présents sur la Grand Place. Certains fans étaient même déjà présents au pied de la scène dès le matin afin d’être aux premières loges le moment venu. De « J’aimerais trop » à « Ma vie au soleil » en passant par « La vie du bon côté » et un de ses derniers succès « Dis-moi oui (Marina) », le phénomène du moment a repris tous ces succès pour la plus grande joie du public venu en grande partie pour l’écouter.

Après l’ambiance électrique du côté de la rue de Bretagne la veille, c’est du côté de la Grand place que régnait cette fois, en ce dimanche matin, une certaine agitation. Pendant que les bénévoles de l’Osa Athlétisme réglaient les derniers détails , du côté des athlètes, on étudiait le parcours, avant d’aller tranquillement s’échauffer avant le grand départ.

Tout au long de la matinée, ce sont plus de 400 sportifs qui ont sillonné les rues du centre ville au cours des 5 courses programmées par le club airois. Sur le plan des résultats, l’Osa Athlétisme a notamment remporté les courses chez les benjamins et benjamines, chez les minimes filles, ainsi que les poussines. Le club airois a également trusté de nombreuses places d’honneur dans les différentes courses de jeunes.

Du côté des 5 kilomètres, l’amiénois Redouane Hennouni s’impose en 15 minutes et 34 secondes devant le cadet Corentin Saint Omer et Matthias Cucheval. Emmanuelle Jourdant finit première féminine devant Heike Jerosch et la cadette Laurine Degelcke. Sur la course reine des 10 kilomètres, David Leclercq s’impose facilement et en solitaire. Yoann Marcq (junior) et Sébastien Arzu complètent le podium. Au dela des résultats, cette édition 2015 aura été marquée par des moments forts avec notamment la présence de la famille Quievre qui s’est élançé en première sous les applaudissements des autres concurrents. L’autre image de ces courses pédestres, ce sont les encouragements et les applaudissements du public à l’égard de Monsieur Julien Lambert, 90 ans qui finit, certes, bon dernier de cette épreuve, à plus de 45 minutes du vainqueur, mais qui aura suscité l’admiration de tous. Il a d’ailleurs franchi la ligne entouré par deux des jeunes secouristes de l’ambulance de la Croix Blanche qui fermait la course.

En ce début d’après-midi, pendant que la Grand Place a retrouvé une certaine accalmie, c’est au tour de la place du Château de s’agiter. Les groupes qui participent au cortège folklorique arrivent les uns après les autres. Chacun se prépare et répète ses gammes. Si le soleil est au rendez-vous, les organisateurs ont malheureusement eu la mauvaise surprise d’apprendre le désistement de dernière minute de l’harmonie de Watten et surtout des danseuses de Menden compensé par la présence du Musicband’s de Tourcoing qui a répondu présent au pied levé.

A 15h30, l’Harmonie Batterie Municipale d’Aire sur la Lys s’élançait en direction de la place du Rivage, via le boulevard de la Manutention et un crochet par la résidence Bayart. L’autre harmonie locale, celle de Roquetoire était bien entourée avec la présence bienveillante des deux géants airois Lydéric et son épouse Chrymilde. Tandis que Le showband Irene en provenance des Pays-Bas a impressionné le public avec sa rigueur militaire et ses mouvements millimétrés, la voiture à bulles a fait son petit effet auprès des plus jeunes spectateurs. Du côté du bagad parisien Pariz, ce ne sont pas des bulles de savon qui s’échappaient des tuyaux des cornemuses mais des airs bretons qui ont particulièrement plus à la foule rassemblée sur les trottoirs le long du parcours.Du côté des costumes, c’est sans conteste le Showband Airois qui remporte la palme de l’originalité avec leurs tenues en hommage à Peter Pan et à la Fée Clochette. Les danseuses brésiliennes du groupe belge Furtacor remportent celle du plus beau costume avec leurs magnifiques robes de carnaval. Elle ont, de plus, eu l’immense mérite de danser, perchées sur leurs talons sur les pavés de la Grand Place. Le Musicband’s de Tourcoing, l’invité de dernière minute a mis l’ambiance tout au long du parcours avec son ambiance digne des bandas du sud-ouest de la France pendant que Gilles et Pierrot fermaient la marche du Cortège en distribuant à tout-va leurs célébres oranges. Après un passage par le boulevard de Gaulle, le boulevard Vauban et la place des Béguines, le cortège a retrouvé son circuit final traditionnel à travers le centre ville avant de rejoindre la Grand Place pour la parade finale.

A la fin du cortège, le Bailliage étant fermé pour cause de travaux, la foule s’est massée en nombre au pied de la Halle au Beurre, pour assister au célèbre jet de l’andouille et tenter d’attraper au vol les rondelles de charcuterie lançées par Monsieur Jean-Claude Dissaux, Maire d’Aire sur la Lys et notamment Michel Dagbert, Président du Conseil Départemental depuis le 1er étage de l’édifice. Tout au long de la journée, les charcutiers airois proposaient d’ailleurs à la dégustation et à la vente la « star » pour qui cette journée était dédiée au sein de la Halle au Beurre.

Avant que le feu d’artifice tiré depuis le Barreau des Alliés ne conclut cette édition 2015 en apothéose, la municipalité proposait son concert gratuit organisé en partenariat avec NRJ. La jeune chanteuse Maude lançait la soirée en reprenant notamment le tube qui l’a fait connaître « Love is what you make of it ». Elle a également présenté quelques extraits de son dernier album. Maude sera par ailleurs de retour à Aire sur la Lys à l’occasion de la Foire Commerciale pour parrainer le grand concours de chant organisé à cette occasion.

Place ensuite à Brice Conrad, sa guitare et son hit « Oh là ». Le chanteur pop-rock a également offert au public airois quelques-unes de ses dernières compositions. C’était ensuite à la tête d’affiche de cette 54ème édition d’entrer en scène. Jimmy Somerville a ravi les plus anciens en reprenant la plupart de ses tubes comme « You make me feel », « Never can’t say goodbye » ou encore « Don’t leave me this way » et en présentant également quelques titres de son nouvel album « Homage ». La Grand Place a dansé, la Grand place s’est trémoussée sur les tubes des années 80 et 90 de l’ex-membre du groupe britannique « The Communards » au timbre de voix si particulier.

Enfin, l’ambiance a littéralement explosé grâce à Moussier Tombola et sa fameuse corde à sauter. Les spectateurs ont joué le jeu et ont repris sans se faire prier les chorégraphies du chanteur et de ses deux acolytes. Moussier Tombola comme Maude d’ailleurs ont pris le temps de signer de nombreux autographes et de poser pour les incontournables selfies.

2016 : Nouveau succès populaire pour cette 55ème édition

Ce premier week-end de septembre, Aire sur la lys était en fête à l’occasion du 55ème Festival de l’Andouille. Cet événement incontournable de la rentrée a attiré cette année encore du monde dans les rues de la cité de Lydéric.

Comme il est de coutume, c’est le Gala de Catch des Sous-Officiers de Réserve qui à ouvert les festivités le samedi soir à la Salle Ducrot, rue de Bretagne. Plus de 300 personnes, selon les organisateurs, ont assisté aux 6 combats proposés dont un combat à 8 et un match féminin durant cette soirée. Prince Zéfy et consorts ont régalé le public airois friand de ce sport spectacle. Les « gentils » ont une nouvelle fois triomphé des « méchants » pour la plus grande joie des plus jeunes présents autour du ring.

Après l’ambiance survoltée de la veille, un calme tout relatif régnait du côté de la Grand Place en ce dimanche matin. La pluie de la nuit ayant eu la bonne idée de filer à l’anglaise au bon moment, les courses pédestres de l’OSA Athlétisme allaient pouvoir s’enchaîner durant toute la matinée.

Les plus jeunes ont ouvert les hostilités sur une chaussé humide, mais le temps passant et le vent faisant son oeuvre, les coureurs des 5 et 10 kilomètres ont pu prendre le départ sur route sèche. Avec l’annulation des courses de Lille et Seclin, c’est un nombre record de participants qui se sont élancés depuis la grand place cette année.

Sur un plan sportif, c’est l’arrageois Corentin Saint-Omer qui remporte en solitaire l’épreuve reine des 10 kilomètres, tandis que Yoann Marcq, ex-sociétaire de l’OSA Athlétisme, s’adjuge la course des 5 kilomètres avec une vingtaine de secondes d’avance sur son poursuivant. A noter que les boxeurs et les badistes locaux étaient venus en nombre pour se mesurer au parcours airois.

Cette année, le départ du cortège avait lieu depuis la place Philippe d’Alsace. A 15h30, et sous un temps maussade, l’Harmonie Batterie Municipale d’Aire sur la Lys donnait le coup d’envoi du défilé suivie de très près par le géant Lydéric, et son épouse Chrymilde, fidèles au rendez-vous. Les harmonies d’Isbergues et Roquetoire étaient, elles, venues en voisines pour participer à la fête. Du côté du Showband Airois, les majorettes ont troqué leurs cerceaux contre des plumes, une nouveauté présenté pour la première fois par le groupe airois lors de la parade finale.

Sur un plan international, les Steltenlopers, des échassiers belges qui se sont déjà produits au Festival de l’Andouille et au cortège de la ducasse de la Gare par le passé, ont eu eu maille à partir avec le vent tourbillonnant au début du cortège et les pavés de la Grand Place pour terminer, mais leur talent et leur dextérité ont eu raison ou presque des conditions météo et des obstacles. A défaut de musique écossaise, le Flemish Pipe Band étant absent, le public massé en nombre sur les trottoirs et autour des barrières ont eu le droit à une toute autre musique venue tout droit d’Asie avec la présence dans les rues d’Aire d’un dragon chinois que ses porteurs faisaient virevolter et danser au son des cymbales et tambours. Les Néerlandais n’étaient pas en reste puisque cette année c’est le Delta Band de Vlissingen qui était invité à Aire sur la Lys.

Du côté des attractions de cette édition 2016, cela se passait dans un premier temps en l’air avec une chenille géante gonflée à l’hélium qui a fait son petit effet auprès du public et qui n’est pas passée inaperçue. Jouant avec le vent, elle n’hésitait pas à s’approcher au plus près du public bien aidée en cela par ses « accompagnateurs ». La Musique belge du Régiment des Dragons s’est également faite remarquer de par son pas très lent, mais surtout de par ses coups de feu très sonores et qu’on pouvait entendre à l’autre bout de la ville. Enfin, le groupe Atabak et ses danseuses ont cloturé ce cortège en apportant à leur manière le soleil qui brillait par son absence et en réchauffant les coeurs au rythme endiablé de la samba.

A la fin du cortège, des centaines de personnes se sont massées en nombre au pied du Bailliage pour participer au célèbre jet de l’andouille et tenter d’attraper au vol les rondelles de charcuterie lançées par Monsieur Jean-Claude Dissaux, Maire d’Aire sur la Lys et ses invités. Les plus malchanceux et les autres pouvait toutefois se rabattre sur la Taverne de l’Andouille puisque toute la journée, les charcutiers airois proposaient à la dégustation et à la vente la « véritable vedette » de cette journée.

Pour conclure cette journée et avant que le feu d’artifice tiré du barreau des alliés ne mette un point final à cette édition 2016, la municipalité en partenariat avec NRJ Saint-Omer proposait son concert gratuit sur la Grand’Place. La soirée débuta avec le groupe « Folie des années 80 ». Portés par le succes du film et de la tournée « Stars 80 », et en plein tournage du second volet qui devrait sortir sur les écrans à l’été 2017, Cookie Dingler, Jean-Pierre Mader et William du groupe Début de Soirée ont fait une pause à Aire sur la Lys pour interpréter leurs tubes évidemment mais également ceux d’autres artistes de l’époque. Il va s’en dire que le public ne s’est pas fait prier pour reprendre à tue-tête des chansons comme « Macumba », « Femme libérée », ou encore « Nuit de Folie »…

Une fois le public chauffé à blanc, Amine est entré en scène en reprenant notamment quelques-uns de ses succès dont son dernier tube « Señorita ». Enfin, Willy William, Ex-membre du Collectif Métissé qui s’était produit il y a quelques années à Aire, est revenu cette fois en solo avec ses titres « Ego » et « On s’endort ». Mais le public ne s’est pas endormi, bien au contraire. Avec son énergie débordante, il a fait sauter, danser, bouger la place jusque tard dans la soirée. Et en bon prince, Willy William n’a pas hésité à partager le devant de la scène en invitant sur scène des enfants pour une « battle » de danse improvisée et les élus pour un petit pas de danse en fin de concert. Mais la surprise du chef, fut sans nul doute l’apparition sur scène de son « ami » Adrien Van Beveren. Le triple vainqueur de l’Enduropale moto originaire de Racquinghem n’a pas hésité lui non plus à esquisser quelques pas de danse même si ce n’est pas son terrain de prédilection.

2017 : La Grand Place noire de monde pour Claudio Capéo

En cette veille de rentrée des classes, les airois n’avaient qu’une idée en tête… Faire l’andouille à l’occasion du festival consacrée à l’une des spécialités culinaires de la ville.

Le samedi soir, les Sous-Officiers de Reserve ont lancé les festivités salle Ducrot avec leur traditionnel gala de catch. Les gros bras avaient rendez-vous sur le ring pour en découdre. Le public, fidèle à ce rendez-vous annuel mi sportif, mi théâtral ne s’est pas fait prier pour donner de la voix, bien aidé, il est vrai, par l’arbitre qui bien souvent prenait des décisions en défaveur des chouchous du public. Prince Zéfy, la star de la soirée et ses amis ont offert un spectacle de qualité et régalaient le public avec des envolées du haut de la troisième corde, des projections dans les barrières…. Après les 6 combats dont un féminin entre Miss Agathe et Betty Trash, la soirée s’est achevée par un combat à 5 contre 5 en deux manches gagnantes le tout dans une ambiance électrique.

Dimanche matin, c’était au tour de la famille Collier et de son équipe de bénévoles d’entrer en piste pour l’événement sportif de la rentrée dans le pays d’Aire : les courses pédestres de l’andouille.

Tout au long de la matinée, les courses se sont enchainées. De l’école d’athlétisme au vétérans, il y avait du monde sur la ligne de départ des 5 courses proposées, plus de 500 participants. Au niveau des résultats, les airois ont brillé dans l’ensemble puisque c’est Antoine Lévêque qui s’impose au finish sur la course des 5 kilomètres, tandis que Gaëlle Scalabre remporte la course des 10 kilomètres chez les femmes. Le grand gagnant de la course phare chez les hommes, bien que licencié à Marck, est également airois. Il remporte facilement l’épreuve avec près d’une minute d’avance sur Victor Deleu du RCA et le Saint Venantais Cédric Vanghevaere.

Après la place Philippe d’Alsace en 2016, c’est depuis la devanture du collège Jean Jaurès que s’élançait cette année le cortège Folklorique. Une fois n’est pas coutume, ce sont les géants Lydéric et Chrymilde accompagné de leur homologue d’Harelbeke Bavo qui ouvraient la route. L’Harmonie d’Aire sur la Lys leur emboitait le pas. Les harmonies du Canton (Isbergues, Estrée Blanche et Roquetoire) étaient également présentes, invitées par la ville.

Cette édition 2017 du cortège en a ravi plus d’un. Les commentaires sur le parcours étaient assez élogieux. En effet, du côté des formations étrangères, la Belgique, les Pays-Bas et le Royaume-Uni était à l’honneur avec pour commencer la présence des anglais du Romfort Drumband Trumpet Corps et sa rigueur militaire caractéristique de nos amis d’outre-manche. Les Showbands néerlandais KDO et Jong Holland ont recueilli de nombreux applaudissements tout au long du circuit en ville. Quand à la Belgique, on dénombrait pas moins de 4 groupes avec tout d’abord le YSPD Pipe Band d’Ypres qui ont fait résonné tambours et cornemuse dans le rues airoises. Les lanceurs de drapeaux de Vredon ont fait étalage de leur talent et de leur dextérité. Enfin les deux derniers groupes (belges eux aussi) ont apporté un peu d’exotisme, de soleil et de chaleur avec d’un côté, la compagnie Tahougan et ses danses togolaises dont l’échassier sur une jambe et le cracheur de feu qui en ont impressionné plus d’un, et de l’autre, le groupe de danseurs et de musiciens d’origine bolivienne Kantuta qui nous a transporté en Amérique Latine, le temps d’un après-midi.

On n’oubliera pas non plus de citer la présence du fidèle showband airois dont les mascottes Pikachu, Mario et autre Astérix ont fait le bonheur des petits et des grands qui d’ailleurs n’ont pas hésiter à se prendre en photos avec elles soit dit en passant. Le président du groupe airois avait concocté une petite surprise avec la présence assez remarquée et impressionnante d’Optimus Prime et Bumblebee, deux des robots Transformers.

Du côté du parcours, après un passage par la rue Herriot, le chemin du Détour et la rue de la Tour Blanche, les organisateurs ont décidé d’innover cette année en créant une boucle en centre ville avec le rond-point de la rue du Bourg comme centre névralgique. En effet, au lieu de se diriger vers la rue d’Arras, l’ensemble du cortège s’est dirigé vers la rue du Bourg donc, puis vers la rue de Saint-Omer, avant de revenir pour une deuxième prestation au même endroit après avoir emprunté la rue des Clémences, la place et la rue Saint-Pierre. Le public s’était d’ailleurs amassé en nombre sur ce point stratégique du parcours. Enfin, après un passage par la rue d’Arras, la rue des Tanneurs et la rue du Général Leclerc, chaque groupe a pu faire étalage de son savoir-faire lors de la grande parade finale sur la Grand Place.

A la fin du cortège, les regards se sont braqués vers le Bailliage pour le traditionnel et célèbre jet de l’andouille. Ils étaient nombreux à tenter d’attraper au vol les rondelles de charcuterie lançées par Monsieur Jean-Claude Dissaux, Maire d’Aire sur la Lys et ses invités dont Michel Dagbert, Président du Conseil Départemental et Monsieur Benoît Potterie, nouveau Député de la circonscription. Le chanteur Claudio Capéo, souriant et disponible à souhait, était également de la partie et il ne s’est pas fait prier pour participer à cette coutume locale.

Vers 19h, la Grand Place était noire de monde pour le grand concert gratuit au pied de l’Hôtel de Ville. Des milliers de personnes ont assisté au plateau proposé par NRJ avec pour commencer les Ladies Night qui ont repris quelques tubes des années 70 avant que la tête d’affiche de cette édition 2017 ne fasse son apparition.

Un homme debout, Riche, Ca va, ça va… Claudio Capéo a offert au public quelques uns de ses titres devenus tubes. L’ex-participant de The Voice a vu ses refrains repris en choeur par le public et les quelques gouttes de pluie dans le ciel airois n’ont pas réussi à gâcher la fête. Pour conclure ce concert, c’est l’Orléanais Ridsa qui a mis l’ambiance. Le chanteur qui s’est fait connaître sur Youtube a notamment interprété ses titres « Avancer » « Porto Rico » ou encore « Selfie ».

La 56ème édition du Festival s’est achevée par le traditionnel spectacle pyrosymphonique, au barreau de la rue des Alliés.